La mission de Valerie Amos sera "d'évaluer la situation humanitaire et de réitérer la demande (de l'ONU) d'un accès humanitaire urgent", a déclaré le porte-parole adjoint de l'ONU Eduardo del Buey.
"C'est une mission humanitaire, nous espérons que le gouvernement syrien répondra positivement" à cette demande, a-t-il indiqué, ajoutant qu'il n'y avait encore "aucune date fixée" pour cette visite.
Si cette visite se concrétise, Mme Amos sera la responsable de plus haut rang de l'ONU à se rendre en Syrie depuis le début de la répression en mars 2011.
Elle avait réclamé mardi un "accès sans entrave" de l'aide humanitaire aux populations dans le besoin en Syrie, faisant valoir que la crise avait des conséquences humanitaires "significatives".
Sur le terrain, le Comité international de la Croix-Rouge a appelé mardi toutes les parties prenantes à observer "des pauses quotidiennes d'au moins deux heures", afin de permettre l'acheminement rapide des secours.
M. Ban s'est entretenu mercredi soir à Londres de cette éventuelle visite de Mme Amos en Syrie avec le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi, a indiqué un porte-parole de l'ONU.
Les deux hommes ont aussi évoqué la manière d'appliquer la récente résolution de l'Assemblée générale de l'ONU sur la Syrie, "y compris la nomination d'un envoyé spécial".
M. Ban a par ailleurs rencontré à Londres le ministre turc des affaires étrangères Ahmet Davutoglu, dont il a salué le rôle dans l'aide aux réfugiés fuyant la Syrie. Toujours selon son porte-parole, M. Ban espère que la réunion internationale vendredi à Tunis sur la Syrie "sera une bonne occasion (..) d'évoquer la manière de répondre à la nécessité d'une aide humanitaire d'urgence" en Syrie.


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