Hier, le ministre libanais du Travail, Charbel Nahas a remis au général Michel Aoun, chef du bloc auquel le ministre appartient, sa lettre de démission, mais ce dernier s’est abstenu de la transmettre à la présidence du Conseil.
Dans la presse ce matin, l'interprétation de ce dernier épisode en date de la crise gouvernementale est assez homogène : Charbel Nahas a été lâché.
Pour as-Safir, les forces politiques et les organismes économiques dans leur diversité avaient tous décidé de se débarrasser du ministre du Travail, chacun ayant une raison justifiant cette décision. En ce sens, note le quotidien, le dossier Nahas a rapproché tout le monde.
Selon le quotidien libanais, certains estiment que la décision de Charbel Nahas est un suicide politique absurde qui aurait pu être évité en adoptant une solution politique. D'autres, poursuit as-Safir, pensent que le ministre est le "martyr" d’un grand rêve de changement qui n’a toujours pas eu lieu au Liban.
La démission du ministre du Travail, estime as-Safir, est en premier lieu un échec et une perte pour Michel Aoun et pour son bloc, notamment, car Charbel Nahas était l’un des ministres clés qui durant chaque séance du Conseil n’hésitait pas à critiquer et à s’opposer aux propositions faites par le Premier ministre Nagib Mikati.
Pour al-Joumhouriya, le chef du Courant patriotique libre (CPL) a décidé de sacrifier Charbel Nahas lorsqu’il a accepté de prendre part au dîner organisé au domicile de Gebran Bassil, en présence de Nagib Mikati. Un dîner auquel n’était pas convié le ministre du Travail.
Selon le quotidien, la décision de Charbel Nahas de démissionner visait à faire pression sur Michel Aoun pour qu'il assume sa part de responsabilité dans la crise gouvernementale. Tout en saluant la décision de M. Nahas, al-Joumhouriya estime qu'avec cette démission, Charbel Nahas rejoint le groupe des "martyrs" sacrifiés par le général Aoun ces dernières années.
An-Nahar estime, de son côté, que "Michel Aoun n’a trouvé personne pour l’aider à sortir de l’impasse". Même le président du Parlement, Nabih Berry a clairement déclaré que le refus de Charbel Nahas de signer le décret sur les indemnités de transport constituait "une hérésie constitutionnelle".
Selon le journal, le chef du CPL n’avait que deux options : soit Charbel Nahas se soumettait à la décision prise par le Conseil des ministres en acceptant de signer le décret en question, soit il démissionnait. Pour an-Nahar, le fait que Charbel Nahas ait soumis sa démission au chef du CPL et non au Premier ministre, montre une volonté du ministre d'irriter Nagib Mikati et Michel Sleiman.
Selon al-Akhbar, Charbel Nahas a compris que la route de Rabieh lui était fermée, quand il a appelé, la semaine dernière, pour prendre rendez-vous avec Michel Aoun. Quand son interlocuteur lui a expliqué que le chef du CPL était occupé lundi et mardi, le ministre a compris le message, note al-Akhbar : "Signe et ensuite objecte".
Dans la presse ce matin, l'interprétation de ce dernier épisode en date de la crise gouvernementale est assez homogène : Charbel Nahas a été lâché.
Pour as-Safir, les forces politiques et les organismes économiques dans leur diversité avaient tous décidé de se débarrasser du ministre du Travail, chacun ayant une raison justifiant cette décision. En ce sens, note le quotidien, le dossier Nahas a rapproché tout le monde.
Selon le quotidien libanais, certains estiment que la décision de Charbel Nahas est un suicide politique absurde qui aurait pu être évité en adoptant une solution...


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