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Moyen Orient et Monde - Nucléaire

L’AIEA en Iran, qui multiplie les signes de fermeté

Téhéran menace de couper ses ventes de pétrole à six nouveaux pays européens.
L’Iran a multiplié hier les signes de fermeté face aux sanctions et menaces visant son programme nucléaire controversé, alors qu’une délégation de l’AIEA arrivait à Téhéran pour tenter d’en éclaircir les zones d’ombre.
La délégation de l’Agence internationale de l’énergie atomique, menée par son directeur adjoint Herman Nackaerts, devrait discuter des « solutions diplomatiques à la question nucléaire », selon les rares informations fournies hier par la presse iranienne. Sa mission de 48 heures, la seconde en moins d’un mois, vise à éclaircir plusieurs aspects du programme nucléaire de l’Iran qui, selon l’AIEA, entretient depuis des années le doute sur ses objectifs réels. La précédente mission de l’AIEA, du 29 au 31 janvier, avait été qualifiée de « bonne » par l’agence onusienne, qui avait cependant souligné qu’il restait « encore beaucoup de travail à accomplir ».
M. Nackaerts a espéré que la nouvelle visite permettrait d’obtenir des « résultats concrets », alors que l’Iran a multiplié ces dernières semaines les démonstrations de force en prévision d’une possible reprise de négociations avec les grandes puissances. Après quatre mois d’hésitation, Téhéran a donné la semaine dernière son feu vert à une reprise du dialogue avec le groupe des 5+1 (États-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne et Allemagne), au point mort depuis un an, insistant sur sa volonté de relancer les négociations « rapidement ». Mais simultanément, l’Iran a menacé hier de couper ses livraisons de pétrole à six nouveaux pays européens – l’Italie, l’Espagne, la Grèce, l’Allemagne, le Portugal et les Pays-Bas – en représailles à l’embargo pétrolier et bancaire décidé en janvier par l’UE. Téhéran avait déjà annoncé dimanche l’arrêt de ses exportations vers la France et la Grande-Bretagne, les deux pays le plus en pointe dans les sanctions anti-iraniennes. Largement symbolique, puisque Londres et Paris n’achètent quasiment plus de brut iranien, cette décision a provoqué une hausse des cours du pétrole sur le marché mondial. Un arrêt brutal des exportations vers l’Italie, l’Espagne et la Grèce, qui absorbent l’essentiel du pétrole vendu par l’Iran à l’Europe – 500 000 barils/jours en 2011, soit 20 % des exportations iraniennes –, pourrait avoir des répercussions plus importantes, tant pour ces pays que sur les marchés, selon les experts. Mais « en termes de sécurité immédiate des stocks, l’UE est bien approvisionnée en pétrole et produits pétroliers pour faire face à une rupture potentielle des approvisionnements », a affirmé Sébastien Brabant, un porte-parole de la chef de la diplomatie de l’UE Catherine Ashton. Dans le même temps, la Belgique, les Pays-Bas et la République tchèque ont cessé d’importer du pétrole en provenance d’Iran tandis que la Grèce, l’Espagne et l’Italie ont réduit leurs achats, a annoncé la Commission européenne. L’embargo doit entrer en vigueur le 1er juillet prochain, un délai permettant aux États membres de trouver des solutions d’approvisionnement alternatives.
La réplique iranienne à l’embargo européen est venue renforcer les messages de fermeté que Téhéran a multipliés ces dernières semaines à l’égard des Occidentaux. Ainsi, Téhéran a annoncé un accroissement de 50 % de sa capacité d’enrichissement d’uranium et le démarrage de sa seconde usine d’enrichissement à Fordo, au sud de Téhéran, deux sujets au cœur de son conflit avec la communauté internationale. Le chef du programme nucléaire iranien a réaffirmé hier que ce programme « ne présente aucun danger pour les autres » et que « les 5+1 feraient mieux de changer de méthode » car les sanctions « n’ont pas réussi ».
(Source : agences)
L’Iran a multiplié hier les signes de fermeté face aux sanctions et menaces visant son programme nucléaire controversé, alors qu’une délégation de l’AIEA arrivait à Téhéran pour tenter d’en éclaircir les zones d’ombre.La délégation de l’Agence internationale de l’énergie atomique, menée par son directeur adjoint Herman Nackaerts, devrait discuter des « solutions diplomatiques à la question nucléaire », selon les rares informations fournies hier par la presse iranienne. Sa mission de 48 heures, la seconde en moins d’un mois, vise à éclaircir plusieurs aspects du programme nucléaire de l’Iran qui, selon l’AIEA, entretient depuis des années le doute sur ses objectifs réels. La précédente mission de l’AIEA, du 29 au 31 janvier, avait été qualifiée de « bonne » par l’agence onusienne,...
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