La virtuosité du jeu de Paco Peña...
Véritable « flamenco sans frontières », car mêlant les rythmes afro de la musique vénézuelienne aux percussions du flamenco, ce spectacle, qui s’annonce être de haut vol, à en croire la critique du Times, est donc présenté par le groupe fondé par le légendaire guitariste espagnol Paco Peña. Lequel s’est déjà produit à trois reprises au Festival al-Bustan, où sa Messe flamenca et son Requiem pour la terre avaient été acclamés.
Dans un registre différent, cette dernière production, créée en juillet 2010 au London’s Sadler’s Wells Theatre, a été, quant à elle, largement applaudie en Irlande, en Turquie, en Belgique, en Hollande, en Australie ainsi qu’au Town Hall de New York.
Retour sur un parcours jalonné de succès : né en 1942, Paco Peña a appris à jouer de la guitare à l’âge de 6 ans et s’est produit sur scène pour la première fois à 12 ans. Dans les années soixante, il part vivre à Londres, où sa guitare virtuose conquiert rapidement les aficionados – étonnament nombreux dans la capitale britannique – du flamenco.
Il y partagera la scène avec Jimmy Hendrix avant de faire ses débuts de concertiste soliste, en 1967, au Wigmore Hall. À partir de là, il enchaînera les tournées et se produira notamment au Royal Festival Hall à Londres, au Carnegie Hall à New York, à l’Opéra de Sydney. Autant dans ces salles prestigieuses que dans des lieux enchanteurs telle la mosquée cathédrale de Cordoue, sa ville natale, où il a fondé il y a quelques années un festival de guitare qui contribue à faire de cette cité andalouse un centre renommé pour le flamenco et la guitare. Il a aussi institué le premier cursus universitaire mondial de guitare flamenco au Conservatoire de musique de Rotterdam.
*Le spectacle est également programmé le jeudi 23 février.


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