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Moyen Orient et Monde - Présidentielle Française

La guerre des mots continue entre les camps Sarkozy-Hollande

La violente campagne de dénigrement s’intensifie entre les deux factions qui s’accusent mutuellement de « mensonge » et d’« agressivité ».

François Hollande au Conseil général à Tulle. Caroline Blumberg/Reuters

Le Premier ministre François Fillon est entré dans le jeu politique en cours depuis l’annonce officielle de la candidature de Nicolas Sarkozy, dont s’est d’ailleurs félicité hier l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, et a accusé à son tour hier François Hollande de « mentir ».
« C’est malheureusement vrai » que M. Hollande ment, a déclaré François Fillon sur RTL, interrogé sur les déclarations jeudi soir de Nicolas Sarkozy, selon lequel François Hollande « ment matin et soir ». « J’entendais encore hier (jeudi) François Hollande dire qu’on avait fait 70 milliards d’euros de cadeaux aux plus riches : personne n’est capable de documenter cette affirmation, c’est juste un mensonge ! » a lancé M. Fillon. « Quand on demande aux socialistes où sont ces cadeaux, ils mettent pêle-mêle la taxe professionnelle, comme si c’était un cadeau aux plus riches, la TVA sur la restauration, comme si c’était un cadeau aux plus riches, les heures supplémentaires... », a-t-il énuméré. Selon lui, « quand on veut être président de la République, on ne peut pas baser sa campagne sur des mensonges. »
Le Premier ministre a par contre concédé que le « bouclier fiscal », mesure emblématique du quinquennat de Nicolas Sarkozy, avait été mal placée avec l’émergence de la crise économique et financière. « C’était une décision inadaptée, a-t-il dit, à partir du moment où la crise nous amenait à augmenter un certain nombre d’impôts, à supprimer un certain nombre de niches fiscales et où le bouclier fiscal risquait de rendre injuste l’ensemble de ces décisions. »
Les partisans de François Hollande avaient vivement réagi aux propos de Nicolas Sarkozy et de François Fillon sur le candidat socialiste, les accusant de dégrader le débat électoral. Ils « ont décidé de faire oublier leur bilan en abaissant le débat dans l’invective, dans l’injure, dans une forme de violence verbale destinée à opposer les Français les uns aux autres, à diviser profondément la République », a réagi dans un communiqué Bernard Cazeneuve, porte-parole de François Hollande. « L’agressivité dont font preuve Nicolas Sarkozy et François Fillon n’est en fait destinée qu’à cacher une réelle fébrilité car ils savent que leur politique est injuste et que le peuple la rejette vigoureusement », a renchéri dans un communiqué Delphine Batho, une autre porte-parole du candidat PS. « Le gouvernement a bel et bien baissé les impôts des riches et, dans le même temps, augmenté les impôts de tous les Français. C’est ce que vient de reconnaître François Fillon qui donne ainsi raison à François Hollande », a ajouté la porte-parole. Nicolas Sarkozy « est en train d’essayer de brutaliser cette campagne et la société française pour faire oublier son échec », a estimé dans le même sens le député socialiste de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone.
Interrogé par la presse à l’issue d’une séance au Conseil général sur la violence de la campagne, M. Hollande lui-même a répondu : « Moi, j’admets parfaitement d’être contesté sur mes propositions – je voudrais bien connaître celles de mes concurrents. J’admets parfaitement la critique. Mais ce que je ne reçois pas, c’est l’amalgame, l’instrumentalisation, ou pire encore – quand il y a des déclarations que je fais, qu’elles soient contournées ou détournées. »

(Source : AFP)
Le Premier ministre François Fillon est entré dans le jeu politique en cours depuis l’annonce officielle de la candidature de Nicolas Sarkozy, dont s’est d’ailleurs félicité hier l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, et a accusé à son tour hier François Hollande de « mentir ».« C’est malheureusement vrai » que M. Hollande ment, a déclaré François Fillon sur RTL, interrogé sur les déclarations jeudi soir de Nicolas Sarkozy, selon lequel François Hollande « ment matin et soir ». « J’entendais encore hier (jeudi) François Hollande dire qu’on avait fait 70 milliards d’euros de cadeaux aux plus riches : personne n’est capable de documenter cette affirmation, c’est juste un mensonge ! » a lancé M. Fillon. « Quand on demande aux socialistes où sont ces cadeaux, ils mettent...
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