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Moyen Orient et Monde - Drame

L’horreur absolue au Honduras

355 prisonniers carbonisés dans l’incendie de la prison ; le président Lobo déterminé à agir.

Des parents de victimes réunis devant la prison de Comayagua au Honduras, où les traces du drame sont toujours visibles.   Jose Cabezas/AFP

L’identification des corps calcinés des prisonniers morts mardi soir dans l’incendie infernal d’un pénitencier à Comayagua dans le centre du Honduras se poursuivait hier. Le travail des médecins légistes du Honduras, qui ont reçu l’aide de confrères de plusieurs pays, est rendu difficile par l’état des corps, complètement carbonisés. « Il s’agit d’un processus long, mais nous avons le soutien de pays amis : des spécialistes, dentistes, légistes sont arrivés du Chili, des États-Unis, du Guatemala, du Salvador », a déclaré le ministre de la Sécurité publique, Pompeyo Bonilla. La France a annoncé l’envoi d’une aide d’urgence pour grands brûlés et dans le domaine de la médecine légale. Effondrées, les familles des victimes ont été conduites en bus à Tegucipalpa et hébergées dans l’attente de l’identification des cadavres.
Pour sa part, le président Porfirio Lobo a suspendu de leurs fonctions tous les responsables des services pénitenciers, pour permettre aux enquêteurs de travailler en toute indépendance. « Nous allons mener l’enquête jusqu’au bout, afin de déterminer qui sont les responsables de cette inacceptable tragédie », a-t-il dit dans un message retransmis à la télévision et à la radio. Les autorités ont évoqué la piste d’un court-circuit ou d’un détenu ayant mis le feu à un matelas.
Le bilan officiel définitif a été arrêté hier à 355 morts, sur les 852 prisonniers – le double de la capacité de la prison. Certains des survivants ont été hospitalisés. D’autres, sains et saufs, sont dans un lieu tenu secret, avant d’être dirigés vers un centre de détention. La plupart des victimes sont mortes accrochées aux barreaux de leurs cellules, d’autres asphyxiées par la fumée ou étouffées, a raconté un témoin. Des prisonniers, effrayés par les flammes, ont dû faire face à un barrage de tirs en l’air, selon d’autres témoins, des gardiens croyant qu’il s’agissait d’une tentative d’évasion. Un panneau du pénitencier prévient à l’entrée : « Que justice soit faite, même si le monde devait en périr. » « Les gens voulaient sortir par le portail, mais personne n’ouvrait : nous avons retiré le faux plafond et sommes sortis par le toit avant de sauter d’un mur », a raconté l’un des prisonniers, Fabricio Contreras, qui s’est fracturé une cheville.
Pour le président du Comité pour la défense des droits de l’homme, Andres Pavon, « il y a eu négligence à l’heure d’ouvrir les portes ». Le porte-parole de la police nationale, Ivan Mejian, est moins sûr. « Nous ne sommes pas certains qu’il y a eu obstruction ou négligence, voire même retard. L’arrivée (des pompiers) a été quasiment immédiate », a-t-il dit.
(Source : AFP)
L’identification des corps calcinés des prisonniers morts mardi soir dans l’incendie infernal d’un pénitencier à Comayagua dans le centre du Honduras se poursuivait hier. Le travail des médecins légistes du Honduras, qui ont reçu l’aide de confrères de plusieurs pays, est rendu difficile par l’état des corps, complètement carbonisés. « Il s’agit d’un processus long, mais nous avons le soutien de pays amis : des spécialistes, dentistes, légistes sont arrivés du Chili, des États-Unis, du Guatemala, du Salvador », a déclaré le ministre de la Sécurité publique, Pompeyo Bonilla. La France a annoncé l’envoi d’une aide d’urgence pour grands brûlés et dans le domaine de la médecine légale. Effondrées, les familles des victimes ont été conduites en bus à Tegucipalpa et hébergées dans...
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