Le président du Mouvement du changement, Élie Mahfoud, a été reçu hier par le chef de l’État. Photo Dalati et Nohra
Les différends apparus dans les cercles du pouvoir au sujet de ces deux points sont évoqués à un rythme quasi quotidien dans les déclarations des responsables officiels. Le président Michel Sleiman a ainsi réaffirmé sa position de principe à cet égard en recevant hier au palais de Baabda une délégation de la CGTL, conduite par Ghassan Ghosn.
Le chef de l’État a d’abord évoqué d’une manière à peine voilée le différend qui l’oppose au chef du CPL, Michel Aoun, au sujet, entre autres, de la désignation du président du Conseil supérieur de la magistrature. Le président Sleiman désire nommer une magistrate précise dont le choix s’impose naturellement, selon lui, du fait de son ancienneté, sa compétence et son parcours professionnel. Le général Aoun souhaite, par contre, obtenir la nomination d’un magistrat qui soit proche de son courant politique.
Sans faire mention explicitement de ce cas précis, le chef de l’État a mis l’accent sur sa position de principe à ce sujet : « La logique du gain en politique doit rester limitée au cadre politique et ne devrait pas s’étendre aux droits de la personne et ses compétences. Il n’est pas concevable de priver un citoyen du droit d’obtenir une fonction au sein de l’administration en raison de ses opinions et de son appartenance (politique). Il est nécessaire d’appliquer le mécanisme de nomination qui se base sur le parcours personnel, le parcours professionnel et la compétence, sans se référer en aucune façon aux opinions et affiliations politiques. »
Évoquant ensuite le refus du ministre du Travail de signer le décret sur les indemnités de transport, le président Sleiman a déclaré, toujours devant la délégation de la CGTL : « Il n’est pas permis de laisser le problème des indemnités de transport en suspens. Il est nécessaire de respecter la décision du Conseil des ministres qui est basée sur une coutume pratiquée depuis 16 ans et qui a donc force de loi. La teneur de la décision (du Conseil des ministres) prévoit l’amendement de la loi afin qu’elle soit compatible avec les intérêts des ouvriers. Il est donc naturel que les ouvriers continuent de bénéficier des indemnités (de transport) provisoires de manière que le décret et l’amendement (de la loi) aboutissent au même résultat que la décision du Conseil des ministres. »
Après avoir souligné que « les lois sont élaborées en premier lieu pour servir les citoyens », le président Sleiman a déclaré qu’il est « illogique d’accepter l’amendement de la loi et de s’abstenir dans le même temps de publier le décret afin de continuer à payer les indemnités de transport ».
En conclusion, le chef de l’État a mis l’accent sur la nécessité de retourner « aux règles et à la raison afin de mettre un terme à cette situation anormale et que chaque personne puisse aboutir à ses droits ».
Le président de la Fonction publique
En tout état de cause, les préparatifs en cours en vue des nominations administratives ont été au centre d’une réunion que le président Sleiman a tenue hier avec le président de la Fonction publique, l’ancien ministre Khaled Kabbani. L’entretien a également porté, selon le communiqué de la présidence, sur les moyens de « pourvoir aux postes vacants conformément au mécanisme approuvé par le Conseil des ministres ».
Signalons par ailleurs que le chef de l’État a également reçu hier l’ancien ministre Jean Obeid, l’ambassadeur de Jordanie, Ziad el-Majali, ainsi que le président du Mouvement du changement, Élie Mahfoud.


Apres le commentaire de Mme Jureidini il n'y a plus rien a redire! En Anglais ont dit Jabbour: "She pond you!"
06 h 04, le 17 février 2012