Le ministre de l’Intérieur en réunion avec le comité d’experts chargé de définir les causes de l’effondrement de l’immeuble de Fassouh. Photo Dalati et Nohra
D’autres facteurs entrent indirectement en jeu. Il s’agit de la démolition d’un mur en pierre sablonneuse, de l’effondrement partiel d’un pilier de l’immeuble et de la construction d’un nouveau bâtiment collé à l’ancien, notamment en ce qui concerne les nouveaux fondements qui ont été creusés et la déstabilisation de la nappe phréatique.
Le ministre de l’Intérieur a indiqué que le travail du comité est purement technique et n’entre pas directement dans le cadre du travail effectué par le parquet de Beyrouth qui est chargé de l’aspect juridique de l’affaire.
Le comité d’experts a également présenté un projet de loi relatif à la surveillance de vieux bâtiments, dans le but de prévenir leur effondrement et d’éviter les catastrophes similaires à celle du bâtiment de Fassouh.
La réunion a notamment rassemblé le mohafez de Beyrouth par intérim Nassif Kalouch, le directeur général de Défense civile, le général Raymond Khattar, le directeur du service de l’architecture de à la municipalité de Beyrouth Élias Hadaya, ainsi que des représentants de l’ordre des ingénieurs de Beyrouth, Issam Bakdach et Sélim Chémali.
C’est la troisième réunion du genre tenue par le comité d’experts ; elle sera la dernière, car le groupe a présenté son rapport final.
Les experts ont souligné que la première partie du bâtiment a été construite en 1940. À cette époque, le rez-de-chaussée et le premier étage avaient été construits. Cinq autres étages avaient été édifiés entre 1940 et 1967. Les murs du rez-de-chaussée étaient construits en pierre sablonneuse et soutenaient les autres étages. Cela était malheureusement insuffisant.

