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Moyen Orient et Monde - Reportage

Autour de Homs, des villes encerclées craignent d’être oubliées

Quand le fracas des fusillades entre rebelles et militaires s’interrompt dans la localité assiégée de Houla, il laisse la place à un autre son plus sinistre encore : celui des obus qui s’abattent sur Homs, à 20 km de là. « On a peur de subir le même sort que Homs », s’inquiète Hamza, un opposant joint par téléphone de Beyrouth durant l’un des brefs moments où le courant et les communications ne sont pas coupés à Houla. « Nous avons tous trop peur pour partir, les quartiers sont tous encerclés par des barrages et des tireurs embusqués. Nous sommes dans une prison à ciel ouvert », ajoute-t-il.
Houla est l’une des multiples localités encerclées par les forces loyales au président Bachar el-Assad. Frappée elle aussi par les pénuries d’eau et de vivres, elle craint d’être oubliée par la communauté internationale dont l’attention se focalise sur Homs. Selon le témoignage de Hamza, Houla est frappée par des roquettes tirées au hasard dès que ses habitants tentent de se rassembler dans l’une des rues de la ville pour exprimer leur colère.
Dans d’autres villes subissant le même sort que Houla, les témoignages font état du même sentiment d’être coupé du monde et placé à la merci de l’armée. À 45 km de Damas se trouve la ville de Rankous, d’où l’opposant Abou Omar a récemment pu s’échapper. « Les gens de Rankous n’ont aucun moyen de communiquer, ils sont entourés de chars et de militaires, les lignes de téléphone ne fonctionnent plus. Je crains qu’ils ne soient écrasés et oubliés du monde entier pendant que toute l’attention se porte sur Homs », témoigne-t-il. Plusieurs milliers de personnes ont pu s’enfuir, mais de 40 à 50 familles se trouvent toujours sur place, selon lui. « Les gens qui sont restés ont besoin d’aide, leur situation est critique. Nous ne pouvons envoyer que quelques personnes chaque nuit pour faire passer un peu de nourriture et d’eau. Beaucoup de gens sont à court de médicament contre le diabète ou les problèmes cardiaques. »
Les manifestations pacifiques d’opposants entamées en mars 2011 ont progressivement laissé place aux affrontements entre militaires loyalistes d’une part, et rebelles armés et soldats de l’Armée syrienne libre, de l’autre. Les victoires remportées par les rebelles s’étant emparés de villes telles que Zabadani ou Rankous ont été de courte durée, et les combattants ont dû se replier face à la progression des blindés de Bachar el-Assad.
©Reuters
Quand le fracas des fusillades entre rebelles et militaires s’interrompt dans la localité assiégée de Houla, il laisse la place à un autre son plus sinistre encore : celui des obus qui s’abattent sur Homs, à 20 km de là. « On a peur de subir le même sort que Homs », s’inquiète Hamza, un opposant joint par téléphone de Beyrouth durant l’un des brefs moments où le courant et les communications ne sont pas coupés à Houla. « Nous avons tous trop peur pour partir, les quartiers sont tous encerclés par des barrages et des tireurs embusqués. Nous sommes dans une prison à ciel ouvert », ajoute-t-il.Houla est l’une des multiples localités encerclées par les forces loyales au président Bachar el-Assad. Frappée elle aussi par les pénuries d’eau et de vivres, elle craint d’être oubliée par la communauté...
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