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Agenda

Pour la création d’un comité national de lutte contre la torture

L’Association justice et miséricorde (AJEM), qui porte assistance aux détenus au Liban, a organisé hier une rencontre sur la lutte contre la torture, et ce à la Maison de l’avocat à Beyrouth. L’événement s’est déroulé sous le patronage et en présence du ministre de la Justice, Chakib Cortbawi, qui s’est ensuite envolé pour Le Caire afin de participer à la conférence des ministres arabes de la Justice.
La rencontre a porté sur le projet de l’AJEM de prévention contre la torture et de réhabilitation des victimes de torture et de mauvais traitements, lors de la garde à vue, de l’arrestation préventive ou de la détention. Un projet exécuté par l’association et financé par l’Union européenne.
Le président de l’AJEM, le père Hady Aya, n’a pas manqué de saluer les résultats positifs découlant du partenariat entre l’association et les Forces de sécurité intérieure pour l’application du projet de lutte contre la torture. À savoir la mise en place de comités pour la réfection des cellules, ou chargés du suivi du dossier de la torture, ou même la formation d’officiers des FSI à la nécessité de respecter les droits de l’homme des personnes en état d’arrestation ou de détention. Il a toutefois espéré que « le comité de suivi de la torture soit réactivé », que ses propositions soient acceptées et que ses membres se consacrent exclusivement à cette tâche. S’adressant au ministre de la Justice, il a demandé « quelles sont les raisons qui empêchent la création d’un comité national de lutte contre la torture ». Il a aussi appelé à l’élaboration de lois qui « criminalisent la torture » et qui améliorent les conditions d’arrestation ou lors des interrogatoires, dans les cellules des Palais de justice ou dans les prisons. Le père Aya a, par la même occasion, dénoncé « les arrestations commises par des partis armés, lesquels n’hésitent pas à recourir à la torture ou à de mauvais traitements, et qui collaborent avec les forces de l’ordre en leur remettant les personnes enlevées après les avoir interrogées ».
De son côté, le ministre de la Justice, Chakib Cortbawi, a admis que la convention contre la torture et son protocole optionnel n’ont pas réellement été appliqués jusque-là. Il a affirmé que le Liban prépare actuellement les rapports qu’il doit envoyer aux Nations unies et espéré que le projet de création du comité de prévention contre la torture verra le jour rapidement.
L’Association justice et miséricorde (AJEM), qui porte assistance aux détenus au Liban, a organisé hier une rencontre sur la lutte contre la torture, et ce à la Maison de l’avocat à Beyrouth. L’événement s’est déroulé sous le patronage et en présence du ministre de la Justice, Chakib Cortbawi, qui s’est ensuite envolé pour Le Caire afin de participer à la conférence des ministres arabes de la Justice. La rencontre a porté sur le projet de l’AJEM de prévention contre la torture et de réhabilitation des victimes de torture et de mauvais traitements, lors de la garde à vue, de l’arrestation préventive ou de la détention. Un projet exécuté par l’association et financé par l’Union européenne. Le président de l’AJEM, le père Hady Aya, n’a pas manqué de saluer les résultats positifs découlant du...