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Moyen Orient et Monde - France

Hollande, un novice en diplomatie et des positions déjà tranchées...

Le candidat socialiste à la présidentielle entend affirmer ses différences à l’égard de la politique étrangère de Sarkozy.

Le candidat socialiste, François Hollande, s’est déclaré hier « totalement indifférent » à l’entrée en campagne imminente de Nicolas Sarkozy. Pierre Verdy/AFP

Le candidat socialiste à la présidentielle française, François Hollande, est un novice en diplomatie mais il entend affirmer ses différences à l’égard de la politique de Nicolas Sarkozy, comme il l’a fait pour l’Afghanistan et le nouveau traité européen. Ses positions tranchées l’ont mis toutefois sur une trajectoire à l’issue incertaine, en raison de leurs éventuelles conséquences sur les relations de la France avec ses alliés. S’il est élu en mai prochain, ses premiers déplacements à l’étranger permettront de marquer ces évolutions tout en consacrant malgré tout la permanence des alliances, avec l’Allemagne d’abord, puis avec les alliés occidentaux.
« Pour François Hollande, la relation franco-allemande est première, essentielle et décisive. C’est pourquoi son premier déplacement sera pour rencontrer Angela Merkel à Berlin et envisager avec elle la réorientation de la construction européenne », explique Pierre Moscovici, son directeur de campagne. « Mais il faut aussi nouer des relations fortes avec d’autres partenaires. Ainsi est-il possible d’entretenir des rapports confiants avec l’Italie, dans une Europe qui ne soit pas réduite à l’alliance des conservateurs », selon lui. Le candidat du PS n’a prévu que « peu de voyages », jugeant que la campagne « se joue essentiellement en France ». M. Hollande souhaite ainsi relancer la défense européenne et rompre avec la politique de « bouc émissaire » suivie par M. Sarkozy à l’égard de la Turquie, au « rôle stratégique » et dont la candidature d’adhésion « doit être traitée dans l’équité (...) », précise M. Moscovici. « L’Iran est une question très compliquée », mais « il faut tenter d’aller aussi loin que possible dans le cocktail sanctions-dialogue », poursuit-il. Si peu de différences devraient distinguer M. Hollande de M. Sarkozy aux États-Unis, au Proche-Orient ou à l’égard des régimes islamistes issus du printemps arabe, le socialiste entend marquer sa différence sur l’Afrique et les pays émergents, avec lesquels « il y a des bases à reconstruire ».
En cas de victoire de M. Hollande, les noms de quatre personnalités expérimentées sont le plus communément cités par la presse et les milieux politiques pour conduire la diplomatie française. Il s’agit de l’ex-Premier ministre Laurent Fabius, de la dirigeante du Parti socialiste Martine Aubry, de Pierre Moscovici, ancien ministre des Affaires européennes, et de l’ancien chef de la diplomatie Hubert Védrine.

La « chasse » de Sarkozy
Par ailleurs hier, M. Hollande s’est déclaré « totalement indifférent » à l’entrée en campagne imminente de M. Sarkozy, qu’il accuse de chasser sur les terres du Front national (FN) en tenant un discours de plus en plus marqué à droite. Le candidat socialiste a estimé que le président sortant a « un peu précipité les choses ». « Notre campagne, François Hollande l’a dit, elle va regarder devant, elle va être tournée vers les Français, ça ne va pas être un mano à mano ou un combat singulier avec Nicolas Sarkozy. Mais nous savons qu’avec lui, il est prêt à tout, que ce sera violent, que ce sera brutal et d’ailleurs l’entrée en campagne proprement dite, telle qu’elle s’est faite hier dans le Figaro Magazine, montre bien la tonalité à droite toute du président de la République », a précisé M. Moscovici.
En attendant ses toujours hypothétiques 500 parrainages, la patronne du FN Marine Le Pen, elle, est revenue hier à ses « fondamentaux » : la lutte contre l’immigration et l’insécurité, pour contrer ce qu’elle estime être une offensive de séduction de M. Sarkozy vis-à-vis des électeurs du FN. Elle a ainsi accusé le président sortant de « manquer d’originalité » en reprenant les promesses de sa campagne de 2007.
(Source : agences)
Le candidat socialiste à la présidentielle française, François Hollande, est un novice en diplomatie mais il entend affirmer ses différences à l’égard de la politique de Nicolas Sarkozy, comme il l’a fait pour l’Afghanistan et le nouveau traité européen. Ses positions tranchées l’ont mis toutefois sur une trajectoire à l’issue incertaine, en raison de leurs éventuelles conséquences sur les relations de la France avec ses alliés. S’il est élu en mai prochain, ses premiers déplacements à l’étranger permettront de marquer ces évolutions tout en consacrant malgré tout la permanence des alliances, avec l’Allemagne d’abord, puis avec les alliés occidentaux.« Pour François Hollande, la relation franco-allemande est première, essentielle et décisive. C’est pourquoi son premier déplacement sera pour...
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