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Moyen Orient et Monde - Sénégal

Wade rejette le « diktat » de l’étranger

Le chef de l’État sénégalais Abdoulaye Wade a débuté sa campagne électorale en s’en prenant vivement « au diktat de l’extérieur » sur son nouveau mandat à la présidentielle de février, contesté par l’opposition qui affiche un front uni et déterminé pour qu’il se retire de la course.
Pendant et en marge de son premier meeting de campagne dimanche à Mbacké, le président Wade, 85 ans, au pouvoir depuis 12 ans, a fustigé tout particulièrement des déclarations du chef de la diplomatie française Alain Juppé qui venait de réitérer son souhait d’une « relève de génération » au Sénégal. « Est-ce que vous trouvez normal qu’un ministre des Affaires étrangères se mêle de la politique d’un pays pour dire ce que nous allons faire ? Qu’est-ce que c’est que ces manières là ? » s’est-il interrogé sur une radio française, ajoutant : « C’est inacceptable et indécent. (...) Aucun Sénégalais ne peut l’accepter. » « Je n’accepte pas le diktat de l’extérieur », a-t-il dit, en rappelant qu’il répondrait « éventuellement » à des déclarations qui seraient faites par les présidents français et américain Nicolas Sarkozy et Barack Obama, pas à celles de simples « ministres des Affaires étrangères ».
De hauts responsables de l’administration Obama ont jugé qu’il serait mieux pour le Sénégal que le président Wade prenne « sa retraite ». Ces attaques ont visiblement touché le chef de l’État qui, devant quelques milliers de ses partisans, a évoqué à plusieurs reprises ces interventions lors du meeting de Mbacké dimanche, jour de l’ouverture officielle de la campagne électorale qui s’achèvera le 24 février, deux jours avant le premier tour. « Je ne cherche pas l’intérêt des Toubabs (occidentaux), mais celui des Sénégalais. Les Américains et les Français ne sont pas les patrons des Sénégalais. Personne ne peut nier notre force », a-t-il dit. « Ce scrutin intéresse fortement l’étranger, raison pour laquelle certains ne sont pas contents de mon engagement pour la défense des pays africains », a-t-il assuré.
Pour l’opposition, M. Wade a épuisé ses deux mandats légaux et donc sa nouvelle candidature est un « coup d’État constitutionnel ». Dans le camp Wade, on affirme que les réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui permettent de concourir. La validation le 27 janvier de sa candidature par le Conseil constitutionnel, confirmée deux jours plus tard, a provoqué des violences qui ont fait quatre morts et plusieurs blessés à Dakar et en province. Le chef de l’État a accusé l’opposition d’être responsable de ces violences et s’est montré offusqué des attaques sur son âge. « Que les étrangers le disent, ce n’est pas grave. Que les Sénégalais le disent, c’est un manque de respect », a-t-il affirmé en se qualifiant de « sage ».
De son côté, le Mouvement du 23-Juin, qui regroupe des partis d’opposition et des organisations de la société civile, a tenu son premier meeting dimanche à Dakar. Il a tenu un autre hier après-midi à Rufisque.
(Source : AFP)
Le chef de l’État sénégalais Abdoulaye Wade a débuté sa campagne électorale en s’en prenant vivement « au diktat de l’extérieur » sur son nouveau mandat à la présidentielle de février, contesté par l’opposition qui affiche un front uni et déterminé pour qu’il se retire de la course.Pendant et en marge de son premier meeting de campagne dimanche à Mbacké, le président Wade, 85 ans, au pouvoir depuis 12 ans, a fustigé tout particulièrement des déclarations du chef de la diplomatie française Alain Juppé qui venait de réitérer son souhait d’une « relève de génération » au Sénégal. « Est-ce que vous trouvez normal qu’un ministre des Affaires étrangères se mêle de la politique d’un pays pour dire ce que nous allons faire ? Qu’est-ce que c’est que ces manières là ? » s’est-il...
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