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Moyen Orient et Monde - Proche-Orient

Réconciliation palestinienne : Abbas dirigera le gouvernement de transition

La formation du nouveau cabinet sera annoncée lors d’une réunion de l’OLP le 18 février au Caire.

La « déclaration de Doha » a été signée par Mahmoud Abbas et Khaled Mechaal en présence de l’émir du Qatar, cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani à Doha, hier. Photo AFP

Les mouvements palestiniens rivaux Fateh et Hamas se sont entendus hier pour confier au président Mahmoud Abbas la direction d’un gouvernement transitoire, levant un important obstacle à l’application de leur accord de réconciliation. Cet accord a été signé par M. Abbas, président de l’Autorité palestinienne et chef de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et du Fateh, et par Khaled Mechaal, chef du Hamas islamiste, au Qatar, impliqué dans la réconciliation interpalestinienne, en présence de l’émir, cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, lors d’une cérémonie retransmise en direct. « Nous avons signé cet accord pour qu’il soit appliqué, qu’il s’agisse des élections, du gouvernement ou de la réconciliation », a assuré M. Abbas au moment de la cérémonie. « Nous sommes extrêmement sérieux », a insisté M. Mechaal. « Nos frères palestiniens n’ont pas d’autre choix que d’aller plus avant dans la réalisation de leur unité nationale », a souligné l’émir du Qatar, les assurant du soutien des pays arabes.
La « déclaration de Doha » prévoit « la formation d’un gouvernement d’entente nationale dirigé par le président Mahmoud Abbas et formé de technocrates indépendants pour faciliter la tenue d’élections présidentielle et législatives et entamer la reconstruction de la bande de Gaza ». La formation du gouvernement provisoire sera annoncée lors d’une réunion de l’OLP le 18 février au Caire, a indiqué Azzam al-Ahmad, responsable du dossier de la réconciliation au sein du Fateh. Cette déclaration ne précise toutefois pas de date pour la tenue des élections, initialement prévues le 4 mai 2012. M. Ahmad a indiqué que la date de ces premières élections depuis la victoire du Hamas aux législatives de 2006 serait fixée ultérieurement, confirmant leur probable report.
Le Premier ministre de l’Autorité, Salam Fayyad, a salué la déclaration de Doha et exprimé l’espoir d’une application rapide de ses clauses. De son côté, le chef du gouvernement du Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, en tournée dans la région, a confirmé que son gouvernement était prêt à appliquer l’accord. La réconciliation piétinait depuis des mois, en raison notamment d’un désaccord sur le choix du chef du gouvernement, pour lequel M. Abbas soutenait M. Fayyad, très apprécié par la communauté internationale mais récusé par le Hamas.
Les deux parties sont également convenues de « poursuivre le processus de restructuration de l’OLP », représentant des Palestiniens sur la scène internationale, afin d’y intégrer le Hamas et le Jihad islamique. Dans ce contexte, et en même temps que les élections présidentielle et législatives dans les territoires palestiniens, le Conseil national palestinien (CNP, Parlement de l’OLP), dont la dernière réunion remonte à 1998, devrait désormais inclure notamment des représentants du Hamas. Sur le dossier des détenus des deux camps, le président Abbas a annoncé « la libération de 64 prisonniers » du Hamas.

La paix ou le Hamas, menace Netanyahu
Aussitôt ces annonces faites, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réagi en réaffirmant que M. Abbas devait choisir entre la réconciliation avec le Hamas et la paix avec Israël. « Si Abou Mazen (Mahmoud Abbas) applique ce qui a été signé à Doha, il choisit d’abandonner le chemin de la paix pour se joindre au Hamas », a-t-il déclaré. « C’est soit la paix avec le Hamas, soit la paix avec Israël, vous ne pouvez pas avoir les deux », a encore lancé M. Netanyahu. De son côté, l’UE a salué l’accord, tout en soulignant que l’aide financière européenne aux Palestiniens était liée au respect des principes de non-violence. L’UE est prête à poursuivre son soutien au nouveau gouvernement palestinien, mais à condition que celui-ci « reste attaché à parvenir à une solution à deux États, à un règlement pacifique négocié du conflit israélo-palestinien et accepte les accords et obligations antérieurs, y compris le droit légitime d’Israël à exister ».
(Source : AFP)
Les mouvements palestiniens rivaux Fateh et Hamas se sont entendus hier pour confier au président Mahmoud Abbas la direction d’un gouvernement transitoire, levant un important obstacle à l’application de leur accord de réconciliation. Cet accord a été signé par M. Abbas, président de l’Autorité palestinienne et chef de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) et du Fateh, et par Khaled Mechaal, chef du Hamas islamiste, au Qatar, impliqué dans la réconciliation interpalestinienne, en présence de l’émir, cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, lors d’une cérémonie retransmise en direct. « Nous avons signé cet accord pour qu’il soit appliqué, qu’il s’agisse des élections, du gouvernement ou de la réconciliation », a assuré M. Abbas au moment de la cérémonie. « Nous sommes extrêmement...
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Chaque foi que la bouche de Netanyahu prononce le mot paix, c'est une insulte à la paix qui sort de la bouche du plus grand ennemi de la paix dans cette partie du monde qu'est le Proche-orient.

Halim Abou Chacra

06 h 00, le 07 février 2012

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Commentaires (1)

  • Chaque foi que la bouche de Netanyahu prononce le mot paix, c'est une insulte à la paix qui sort de la bouche du plus grand ennemi de la paix dans cette partie du monde qu'est le Proche-orient.

    Halim Abou Chacra

    06 h 00, le 07 février 2012

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