"Nous ne protégeons personne. Nous défendons la justice sur la question syrienne", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères.
La Chine "n'accepte pas les accusations" des Etats-Unis sur le veto sino-russe sur la Syrie, a dit Liu Weimin, lors d'un point de presse régulier, en référence aux propos accusateurs de la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.
"Les pays qui ont refusé de soutenir le plan de la Ligue arabe portent la responsabilité pleine et entière de protéger le régime de Damas", avait déclaré Mme Clinton dimanche.
Le plan de paix de la Ligue arabe, sur lequel était largement basé le projet de résolution à l'ONU, prévoit la fin des violences et le transfert des pouvoirs de Bachar al-Assad à son vice-président avant l'ouverture de négociations avec l'opposition.
"Ce qui s'est passé hier aux Nations unies est une parodie", a déclaré la secrétaire d'Etat, exprimant ses craintes d'une "guerre civile brutale".
"Beaucoup de Syriens attaqués par leur propre gouvernement ont décidé de se défendre, ce à quoi on pouvait s'attendre", a-t-elle expliqué.
La Chine a renvoyé pour sa part lundi gouvernement et opposants syriens dos à dos, demandant "à toutes les parties de mettre fin aux violences".
La presse chinoise défendait lundi le veto chinois.
"En faisant voter sur la résolution, les puissances occidentales espéraient continuer à exercer des pressions sur le président Bachar al-Assad pour qu'il démissionne, et ouvrir la voie au renversement d'un régime qui constitue un obstacle à la mise en oeuvre de leurs politiques au Moyen-Orient", selon un éditorial du China Daily.


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir