Hier, les manifestants dont certains brandissaient des drapeaux aux couleurs d’al-Ahli ont lancé des pierres en direction des forces de l’ordre, qui ont riposté à coups de grenades lacrymogènes. Des blocs de béton ont été disposés dans les rues menant au ministère, après la destruction d’autres obstacles.
« La revendication est que l’armée quitte la scène politique et annonce immédiatement le début des nominations pour l’élection présidentielle », a expliqué un manifestant interrogé près du ministère. Le Conseil supérieur des forces armées (CSFA), qui assure l’intérim depuis la démission de Hosni Moubarak, a promis de remettre le pouvoir à des instances civiles après l’élection présidentielle prévue en juin. Un conseil consultatif mis sur pied par les militaires s’est prononcé samedi pour l’avancement des préparatifs du scrutin. Cet organe formé de personnalités politiques a souhaité que l’inscription des candidats débute dès le 23 février plutôt que le 15 avril. Cette suggestion, présentée dans un document adressé aux généraux, est motivée par les violences de Port-Saïd.
(Source : Reuters)

