Les États-Unis et Israël ont laissé planer à plusieurs reprises, ces dernières années, l’éventualité d’une action militaire pour empêcher l’Iran d’acquérir l’arme atomique si les sanctions internationales prises contre Téhéran depuis 2007 ne suffisent pas à le faire. Téhéran a toujours affirmé qu’il répondrait à toute agression militaire en frappant Israël et les bases américaines au Moyen-Orient. Des responsables militaires iraniens ont également évoqué la possibilité de fermer le détroit d’Ormuz, par où transite le tiers du trafic maritime pétrolier mondial, en cas de blocus empêchant l’Iran d’exporter son pétrole.
L’ayatollah Khamenei a toutefois estimé que les sanctions ne faisaient que renforcer l’Iran, qui a annoncé hier, à l’appui de sa détermination à braver les Occidentaux, un nouveau lancement de satellite. Ce satellite d’observation de 50 kilos, baptisé Navid, est le troisième et le plus gros mis en orbite par l’Iran depuis 2009. Tout comme son programme nucléaire, le programme spatial iranien, qualifié de « priorité stratégique » par Téhéran, inquiète la communauté internationale qui redoute qu’il n’aide l’Iran à développer des missiles capables d’emporter des charges nucléaires à moyenne ou longue distance.
Par ailleurs, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a rejeté les accusations du directeur national du renseignement américain, James Clapper, selon lesquelles l’Iran est « davantage prêt » à commettre un attentat aux États-Unis. « Ceux qui sont eux-mêmes accusés de soutenir l’assassinat de scientifiques iraniens à Téhéran ne peuvent se permettre de lancer de telles accusations inexactes et fausses », a déclaré Ramin Mehmanparast.
(Source : AFP)


Les déclarations de Khaménei ne peuvent être crédibles que si elles ont les moyens de leur politique. Des discours de bravade anti occidentales on en a soupé depuis que le monde arabe sombre dans la déliquescence socio politique. Mais les faits sont révélateurs, expédier un satellite dans l'espace en pleine embargo, améliorer ses capacités militaires pour rendre à l'expéditeur 5 à 6 millions d'intrus, sont des faits qui ne peuvent être ignorer par les assassins de scientifiques.
06 h 08, le 04 février 2012