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Moyen Orient et Monde - Sénégal

Présidentielle : nouvelles manifestations meurtrières contre Wade

La contestation de la candidature à la présidentielle au Sénégal du président Abdoulaye Wade a été marquée hier par de nouvelles violences dans le nord, à la veille d’un rassemblement de l’opposition à Dakar.
Ces violences ont éclaté lors d’une manifestation de militants du Mouvement du 23 juin (M23), regroupant des partis d’opposition et organisations de la société civile contre la candidature de M. Wade, au pouvoir depuis douze ans. Ainsi, selon une source policière à Podor, des gendarmes sont intervenus pour disperser des manifestants anti-Wade, faisant des blessés par balle, dont deux ont succombé à leurs blessures. Entre quatre et cinq blessés demeuraient hospitalisés, d’après diverses sources. Ces violences meurtrières sont les deuxièmes en trois jours en lien avec la contestation de la candidature de M. Wade, après celles du soir du 27 janvier, marquées par des émeutes à Dakar où un policier a été tué, et en province. Les derniers développements font craindre des débordements, le M23 ayant appelé « tous les citoyens à prendre part au rassemblement pacifique qu’il organise » à Dakar cet après-midi « pour exiger le retrait de la candidature de Wade ».
Parmi les responsables du M23 figurent huit candidats à la présidentielle qui avaient déposé des recours contre la candidature de M. Wade, estimant que l’actuel président a épuisé ses deux mandats légaux, ayant été élu en 2000 puis réélu en 2007. Le camp du chef de l’État a toujours récusé cet argument, arguant de réformes de la Constitution en 2001 et 2008 qui lui permettraient de se représenter.
Le Conseil constitutionnel a pour sa part considéré de M. Wade est « en droit de se présenter à l’élection du 26 février 2012 ». Les cinq juges du Conseil ont aussi rejeté le recours de M. Wade qui voulait faire annuler les candidatures des ex-Premiers ministres Idrissa Seck et Macky Sall et de l’ex-ministre des Affaires étrangères Cheikh Tidiane Gadio en les accusant de n’avoir « jamais payé l’impôt » au Sénégal. Autre décision rendue : la confirmation du rejet de la candidature du chanteur Youssou Ndour, et celle de deux autres candidats indépendants ne disposant pas de suffisamment de signatures de soutien.
La France a de son côté regretté que « toutes les sensibilités politiques ne puissent être représentées » à la présidentielle, en s’inquiétant également de « multiples arrestations » et en appelant au calme.
(Source : AFP)
La contestation de la candidature à la présidentielle au Sénégal du président Abdoulaye Wade a été marquée hier par de nouvelles violences dans le nord, à la veille d’un rassemblement de l’opposition à Dakar.Ces violences ont éclaté lors d’une manifestation de militants du Mouvement du 23 juin (M23), regroupant des partis d’opposition et organisations de la société civile contre la candidature de M. Wade, au pouvoir depuis douze ans. Ainsi, selon une source policière à Podor, des gendarmes sont intervenus pour disperser des manifestants anti-Wade, faisant des blessés par balle, dont deux ont succombé à leurs blessures. Entre quatre et cinq blessés demeuraient hospitalisés, d’après diverses sources. Ces violences meurtrières sont les deuxièmes en trois jours en lien avec la contestation de la candidature...
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