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Moyen Orient et Monde - Sommet

L’Union africaine a un nouveau siège, mais pas de nouvelle direction

Le sommet de l’Union africaine n’est pas parvenu hier à Addis-Abeba a élire un président pour son organe-clé, la Commission, les chefs d’État se divisant à peu près à égalité entre deux candidats.
Quatre tours de scrutin ont ainsi exposé les lignes de fracture entre Afrique anglophone et francophone, australe et occidentale. Ce 18e sommet, le premier depuis la chute du Libyen Mouammar Kadhafi, figure historique et controversée de l’organisation, se termine donc de façon inattendue. L’UA dispose pourtant d’un splendide nouveau siège offert par la Chine pour 200 millions de dollars et inauguré samedi, mais pas d’une nouvelle équipe élue pour s’y installer et diriger cette organisation réunissant 54 pays et représentant un milliard d’habitants. « Aucun des deux candidats en lice ne l’a emporté », a confirmé à la presse le président de la Zambie Michael Sata, et « la prochaine élection aura lieu en juin », au prochain sommet de l’UA, prévu à Lilongwe, capitale du Malawi.
Jean Ping, 69 ans, en poste depuis 2008, avait légèrement devancé sa concurrente Nkosazana Dlamini-Zuma, ancienne ministre sud-africaine des Affaires étrangères et ex-épouse du président Jacob Zuma, lors de trois premiers tours, selon des sources concordantes. Mme Dlamini-Zuma, 63 ans, actuelle ministre de l’Intérieur, a été alors contrainte par le règlement de retirer sa candidature, mais M. Ping, pourtant seul en lice, n’a pas atteint la majorité des deux tiers requise. En fin de journée, les chefs d’État évoquaient toutefois un possible compromis laissant M. Ping et son équipe gérer les affaires courantes jusqu’au prochain sommet de juin, selon des sources diplomatiques concordantes. Les statuts confient pourtant a priori un tel intérim au vice-président, en l’occurrence le Kényan Erastus Mwencha.
L’Afrique du Sud, locomotive économique du continent, avait mené une campagne intense pour imposer Nkosazana Dlamini-Zuma, les diplomates sud-africains reprochant en privé à Jean Ping de ne pas avoir réussi à faire entendre la voix de l’Afrique dans les crises à répétition depuis un an sur le continent, en particulier lors de la rébellion en Libye qui a chassé du pouvoir Mouammar Kadhafi.
Dimanche, les chefs d’État africains avaient élu le chef d’État béninois Thomas Boni Yayi, président de l’UA pour l’année à venir, une fonction largement symbolique, pour prendre le relais de l’Équato-Guinéen Teodoro Obiang Nguema.
(Source : AFP)
Le sommet de l’Union africaine n’est pas parvenu hier à Addis-Abeba a élire un président pour son organe-clé, la Commission, les chefs d’État se divisant à peu près à égalité entre deux candidats.Quatre tours de scrutin ont ainsi exposé les lignes de fracture entre Afrique anglophone et francophone, australe et occidentale. Ce 18e sommet, le premier depuis la chute du Libyen Mouammar Kadhafi, figure historique et controversée de l’organisation, se termine donc de façon inattendue. L’UA dispose pourtant d’un splendide nouveau siège offert par la Chine pour 200 millions de dollars et inauguré samedi, mais pas d’une nouvelle équipe élue pour s’y installer et diriger cette organisation réunissant 54 pays et représentant un milliard d’habitants. « Aucun des deux candidats en lice ne l’a emporté », a...
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