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Moyen Orient et Monde - Sénégal

L’opposition et la société civile font front contre Wade

L’opposition et la société civile sénégalaises faisaient front hier contre le chef de l’État Abdoulaye Wade. Uni et déterminé, le Mouvement du 23-Juin (M23, opposition politique et société civile) attend ainsi les arrêts du Conseil constitutionnel sur les recours en annulation de la candidature Wade à un troisième mandat à la présidentielle de février, déposés par sept candidats d’opposition qui la jugent non conforme à la Constitution, affirmant qu’élu en 2000, réélu en 2007, M. Wade a épuisé ses deux mandats légaux.
Le camp du chef de l’État récuse cet argument, arguant de réformes de la Constitution en 2001 et 2008 qui lui permettraient de se représenter.
Le président sortant a également saisi le Conseil pour obtenir l’invalidation de la candidature de trois de ses opposants, d’anciens proches. Il s’agit de deux de ses ex-Premiers ministres, Macky Sall et Idrissa Seck, et de son ancien ministre des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio, auxquels il est demandé de produire un document prouvant qu’ils sont en règle avec l’administration fiscale.
Autre recours, celui du chanteur Youssou Ndour qui récuse l’invalidation de sa candidature par le Conseil, au motif qu’il n’a pas présenté un nombre suffisant de signatures valides pour le soutenir.
Les cinq « sages » du Conseil – tous nommés par Wade – sont sous pression de l’Union européenne (UE) et de la France qui demandent qu’ils statuent « de manière claire et impartiale sur les réclamations ».
Après les graves violences (un policier tué) qui se sont produites dans la nuit de vendredi à samedi à la suite de l’annonce de la validation de la candidature de M. Wade, 85 ans, au pouvoir depuis douze ans, le calme était revenu à Dakar et en province.
Le Mouvement du 23-Juin, qui a appelé à « la résistance » contre cette candidature, « n’a pas prévu de manifestation avant mardi », a déclaré à l’AFP un de ses dirigeants, Abdoul Aziz Diop.
Militant reconnu et respecté pour la défense des droits de l’homme en Afrique, Alioune Tine, coordinateur du M23, arrêté samedi comme des dizaines d’autres militants du mouvement, était en outre entendu hier par la police à Dakar sur son rôle présumé dans ces violences.
À Dakar, des organisations de défense des droits de l’homme ont appelé « à la préservation de la paix sociale et de nos acquis démocratiques » au Sénégal, jusqu’alors considéré comme un modèle en Afrique, invitant « à la retenue de part et d’autre ».
           (Source : AFP)
L’opposition et la société civile sénégalaises faisaient front hier contre le chef de l’État Abdoulaye Wade. Uni et déterminé, le Mouvement du 23-Juin (M23, opposition politique et société civile) attend ainsi les arrêts du Conseil constitutionnel sur les recours en annulation de la candidature Wade à un troisième mandat à la présidentielle de février, déposés par sept candidats d’opposition qui la jugent non conforme à la Constitution, affirmant qu’élu en 2000, réélu en 2007, M. Wade a épuisé ses deux mandats légaux.Le camp du chef de l’État récuse cet argument, arguant de réformes de la Constitution en 2001 et 2008 qui lui permettraient de se représenter.Le président sortant a également saisi le Conseil pour obtenir l’invalidation de la candidature de trois de ses opposants, d’anciens...
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