MM. Ouattara et Sarkozy signant le nouvel accord de défense entre leurs deux pays, hier, à l’Élysée. Jacques Brinon/Pool/Reuters
Au deuxième jour de sa visite d’État en France, le dirigeant ivoirien s’est entretenu plus d’une heure avec le président français. L’occasion pour les deux dirigeants de célébrer en grande pompe la réconciliation entre leurs deux pays, après les vives tensions nées pendant le règne de Laurent Gbagbo. « C’est un grand plaisir de recevoir enfin, après tant d’années, un président démocratiquement élu de la Côte d’Ivoire ! s’est exclamé M. Sarkozy. Pendant dix ans, les Ivoiriens ont été privés d’élections et nous avons été heureux, sous mandat de l’ONU, d’aider à rétablir la paix civile. » « Nous avons été comblés par tous les efforts qui ont été faits par la communauté internationale et en particulier la France (...) pour soutenir le choix du peuple ivoirien », a renchéri M. Ouattara.
Les deux chefs d’État ont signé un traité de défense rénové qui revisite les liens militaires entre Paris et son ex-colonie, notamment le statut des troupes françaises en Côte d’Ivoire. « C’est un accord qui montre que la France est aux côtés de la Côte d’Ivoire dans sa quête de sécurité (et) que l’armée française n’a pas vocation à s’ingérer, ni de près ni de loin, dans les affaires de la Côte d’Ivoire », a précisé M. Sarkozy, qui a affiché dès 2007 sa volonté de mettre un terme au rôle très critiqué de « gendarme de l’Afrique » de la France.
Cette précision faite, le président français a assuré qu’il ferait tout « pour aider les Ivoiriens à reconstruire leur pays, à assurer la sécurité pour chacun et à donner un avenir à tous les jeunes Ivoiriens ».
Signalons qu’après plus de dix ans de crises politiques meurtrières, le chantier de la réconciliation ivoirienne avance très lentement. Les partisans de Laurent Gbagbo ont boudé les élections législatives de décembre et des violences ayant fait un mort ont émaillé une de leurs réunions dimanche. La France, qui veut faire de la Côte d’Ivoire la vitrine de ses relations rénovées avec une Afrique démocratique, suit avec prudence l’évolution de la situation intérieure ivoirienne.
(Source : AFP)


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