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Moyen Orient et Monde - Éclairage

Espoirs d’un assouplissement de la police religieuse saoudienne

Un modéré nommé à la tête de la « Commission de la promotion de la vertu et de la prévention du vice ».
La nomination d’un chef modéré de la police religieuse en Arabie saoudite laisse espérer un assouplissement des contraintes sociales, dont l’interdiction de la mixité, même si des militants des droits de l’homme restent circonspects. Nommé le 13 janvier nouveau chef de cette puissante police chargée de veiller au respect de la morale islamique, cheikh Abdel Latif ben Abdel Aziz al-Cheikh, a déjà décidé de renoncer à la contribution de « volontaires », souvent accusés d’abus et de violences.
« Nous avons beaucoup d’espoir depuis sa nomination. Déjà, nous constatons qu’il y a moins de patrouilles, dont la seule vue suffit à semer la terreur », dit Oum Ibrahim, une fonctionnaire et mère d’un enfant, qui refuse de donner son nom de famille. Elle souligne que les commentaires acerbes rapportant les abus de la police religieuse via Twitter et BlackBerry ont disparu au cours des deux dernières semaines, de même que les « alertes » signalant les patrouilles de cette police que s’envoient les Saoudiens sur les réseaux sociaux pour les éviter.
Le nouveau chef de la police religieuse a des positions modérées concernant la mixité, qu’il ne prohibe pas lorsqu’elle n’enfreint pas les règles islamiques, alors que le royaume impose une stricte ségrégation des sexes. Dans de récentes déclarations, il a appelé les 4 000 hommes de la « Commission de la promotion de la vertu et de la prévention du vice », nom officiel de sa police, à « faire preuve de sagesse » lors de leur travail. Il a en outre décidé de créer un centre unifié, chargé de recevoir les appels des citoyens et de vérifier l’identité des auteurs de plaintes et leur véracité. Reconnaissables à leurs barbes et leurs robes s’arrêtant au-dessus de la cheville, ces défenseurs zélés de la morale patrouillent souvent dans les centres commerciaux et autres lieux publics à la recherche d’enfreintes à la loi islamique.
Bariaa al-Zubaidi, une militante des droits de l’homme, juge la décision de ne plus avoir recours à des volontaires positive. « Mais je ne suis pas optimiste, car le changement touche les personnes et pas les mentalités », affirme-t-elle cependant. « Il y a beaucoup d’histoires terribles (...) d’atteinte à la dignité » de la part des hommes de la police religieuse, souligne-t-elle, assurant que leurs abus « portent préjudice à la religion et au pays ». Mohammad al-Qahtani, président de l’Association des droits civils, est encore plus sévère dans son jugement : « Il s’agit d’un changement cosmétique, car le chef de cette police ne fait qu’exécuter la politique générale décidée par les hauts responsables. »
Un autre militant des droits de l’homme, Ibrahim al-Jahni, dénonce avec véhémence « les abus » de la police religieuse, « que rapportent régulièrement les journaux ». La presse avait ainsi rapporté au cours de l’année écoulée qu’une patrouille avait pourchassé à Médine une jeune femme se rendant à un entretien d’embauche avec son oncle, les accusant de former un couple non marié. Un autre homme qui baisait la main de sa mère, âgée de 70 ans, pour la remercier alors qu’ils étaient en voiture avait été arrêté.

(Source : AFP)
La nomination d’un chef modéré de la police religieuse en Arabie saoudite laisse espérer un assouplissement des contraintes sociales, dont l’interdiction de la mixité, même si des militants des droits de l’homme restent circonspects. Nommé le 13 janvier nouveau chef de cette puissante police chargée de veiller au respect de la morale islamique, cheikh Abdel Latif ben Abdel Aziz al-Cheikh, a déjà décidé de renoncer à la contribution de « volontaires », souvent accusés d’abus et de violences.« Nous avons beaucoup d’espoir depuis sa nomination. Déjà, nous constatons qu’il y a moins de patrouilles, dont la seule vue suffit à semer la terreur », dit Oum Ibrahim, une fonctionnaire et mère d’un enfant, qui refuse de donner son nom de famille. Elle souligne que les commentaires acerbes rapportant les abus...
commentaires (1)

et quand ces fameux hommes de la " Commission de la promotion de la vertu et de la prévention du vice " ont repousser des gamins dans leur école en flamme parce qu'elle n'avaient pas leur voile. Ou est la vertu ? mais on voit le vice? Que disait Ban ? c'est bizarre il parlait de l'AS ou d'un autre pays ?

Talaat Dominique

18 h 47, le 24 janvier 2012

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Commentaires (1)

  • et quand ces fameux hommes de la " Commission de la promotion de la vertu et de la prévention du vice " ont repousser des gamins dans leur école en flamme parce qu'elle n'avaient pas leur voile. Ou est la vertu ? mais on voit le vice? Que disait Ban ? c'est bizarre il parlait de l'AS ou d'un autre pays ?

    Talaat Dominique

    18 h 47, le 24 janvier 2012

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