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Moyen Orient et Monde - Présidentielle Russe

La pression monte sur l’ONG qui recense les fraudes

L’ONG russe Golos, qui recense les fraudes électorales, a dénoncé hier une nouvelle campagne visant à bloquer ses activités à la veille de la présidentielle du 4 mars et inspirée selon l’organisation par les services spéciaux russes.
L’ONG a ainsi été sommée de quitter ses locaux à Moscou au moment où elle s’apprête à présenter une « carte des fraudes », un site interactif pour la présidentielle à laquelle participe le Premier ministre et homme fort du pays Vladimir Poutine.
L’ONG, qui a révélé une multitude de fraudes aux législatives du 4 décembre, était déjà dans le collimateur des autorités russes. Les ennuis de Golos, qui surveille depuis une décennie les élections en Russie et qui est financée par des fonds occidentaux, ont commencé après une intervention du Premier ministre Vladimir Poutine en novembre :  l’homme fort de Russie avait alors fustigé le financement par l’étranger d’ONG russes ayant pour but « d’influencer le cours de la campagne électorale ».
Les fraudes révélées par Golos et des observateurs indépendants ont déclenché une vague de manifestations à travers le pays. Plusieurs dizaines de milliers de personnes étaient descendues dans la rue en décembre à Moscou réclamant des élections honnêtes et le départ de Vladimir Poutine. Une nouvelle grande manifestation est prévue le 4 février.
Parallèlement, la commission électorale centrale a laissé entendre que l’opposant Grigori Iavlinski dont les observateurs étaient très actifs pendant les législatives serait disqualifié faute d’avoir pu fournir un nombre suffisant de signatures de soutien.
Sur un autre plan, un scandale a éclaté en Russie après une rencontre du nouvel ambassadeur américain Michael McFaul avec des leaders de la contestation anti-Poutine, et un haut responsable parlementaire a appelé à une enquête sur « les agissements cyniques » des États-Unis, accusés par le gouvernement d’être impliqués dans l’opposition.

(Source : AFP)
L’ONG russe Golos, qui recense les fraudes électorales, a dénoncé hier une nouvelle campagne visant à bloquer ses activités à la veille de la présidentielle du 4 mars et inspirée selon l’organisation par les services spéciaux russes.L’ONG a ainsi été sommée de quitter ses locaux à Moscou au moment où elle s’apprête à présenter une « carte des fraudes », un site interactif pour la présidentielle à laquelle participe le Premier ministre et homme fort du pays Vladimir Poutine.L’ONG, qui a révélé une multitude de fraudes aux législatives du 4 décembre, était déjà dans le collimateur des autorités russes. Les ennuis de Golos, qui surveille depuis une décennie les élections en Russie et qui est financée par des fonds occidentaux, ont commencé après une intervention du Premier ministre Vladimir...
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