Rechercher
Rechercher

Liban

Poursuites contre les propriétaires de l’immeuble de Fassouh

Le procureur général près la cour d’appel de Beyrouth, le juge Georges Karam, a engagé des poursuites contre Claude et Michel Saadé, propriétaires de l’immeuble de Fassouh, à Achrafieh, qui s’est effondré dimanche dernier sur ses habitants, faisant 27 tués et 12 blessés. Le premier juge d’instruction de Beyrouth, Ghassan Oueidate, interrogera lundi prochain les deux propriétaires qui ont été placés en état d’arrestation et qui sont passibles de poursuites pour homicide et atteintes aux habitants du bâtiment en question, sur base des articles 564 et 565 du code pénal.
L’affaire de l’immeuble de Fassouh a remis, en tout état de cause, sur le tapis le grave problème des immeubles vétustes qui constituent un danger public du fait du laxisme des responsables officiels et des autorités concernées qui s’abstiennent depuis plusieurs années d’exercer le moindre contrôle sur ces édifices branlants. Dans ce cadre, l’immeuble jouxtant celui qui s’est effondré dimanche a dû être évacué par ses habitants en raison de son état qui présente de grands risques. Il a été inspecté hier par le député de Beyrouth Nadim Gemayel qui avait demandé il y a quarante-huit heures à une équipe d’ingénieurs de la municipalité de Beyrouth, de la Direction générale de l’urbanisme et de l’ordre des ingénieurs d’inspecter le bâtiment et d’établir un rapport afin d’envisager une réhabilitation dans les délais les plus brefs. De fait, des travaux ont été entamés afin de consolider l’un des murs de l’édifice. Ces travaux ont toutefois été interrompus sur ordre du mohafez de Beyrouth sous le prétexte qu’ils n’étaient pas exécutés par une équipe « officielle ». Dans une déclaration à la presse, Nadim Gemayel a attribué cette décision à « des surenchères », mettant l’accent sur la nécessité pour les autorités compétentes de faire preuve de célérité dans le traitement de ce dossier car autrement, les habitants ne pourront pas réintégrer leurs domiciles avant « quatre ou cinq mois ».
Dans le but, précisément, de gagner du temps à cet égard, le ministre de l’Intérieur, Marwan Charbel, a pris l’initiative de tenir une réunion avec Nadim Gemayel et le ministre Nicolas Sehnaoui, en présence du mohafez de Beyrouth par intérim, Nassif Kalouche. La réunion a été axée sur les moyens de réhabiliter au plus tôt l’immeuble qui a été évacué à Fassouh.
À l’issue de la rencontre, le ministre Charbel a mis l’accent sur la nécessité de « régler les problèmes à caractère humanitaire loin des tiraillements politiques ». « Cette réunion, a-t-il déclaré, exprime l’aspiration des Libanais à stimuler la solidarité entre les composantes de la société libanaise. »
De son côté, Nadim Gemayel a déclaré : « À l’initiative du ministre Charbel, nous avons tenu une réunion afin de décider des mesures qui doivent être prises au sujet de l’immeuble jouxtant celui qui s’est effondré à Achrafieh. Les ministres de l’Intérieur et des Télécommunications, en collaboration avec le ministre des Travaux publics, ont proposé de soumettre la question au Conseil des ministres afin qu’il prenne l’initiative de réhabiliter le bâtiment à la lumière du rapport technique que l’ordre des ingénieurs aurait établi afin que les habitants puissent réintégrer leurs logements dans les plus brefs délais. À mon avis, un délai supérieur à un mois devrait être prévu. »
De son côté, le ministre Sehnaoui a déclaré : « Je joins ma voix à celle du député Gemayel, d’autant que nous sommes totalement d’accord sur la nécessité de tenir ce dossier à l’écart de la politique. Nous sommes d’accord sur le fait de coopérer en vue de couvrir les frais (de réfection) au cas où le Conseil des ministres refuserait d’assumer le coût de la réhabilitation. »
Il convient d’indiquer dans ce cadre qu’une délégation du Courant patriotique libre a organisé une visite d’inspection de l’immeuble évacué de Fassouh en compagnie d’ingénieurs de la municipalité de Beyrouth, de l’ordre des ingénieurs de Beyrouth et d’éléments des Forces de sécurité intérieure. Le ministre Sehnaoui s’est joint par la suite à la délégation du CPL.
Le procureur général près la cour d’appel de Beyrouth, le juge Georges Karam, a engagé des poursuites contre Claude et Michel Saadé, propriétaires de l’immeuble de Fassouh, à Achrafieh, qui s’est effondré dimanche dernier sur ses habitants, faisant 27 tués et 12 blessés. Le premier juge d’instruction de Beyrouth, Ghassan Oueidate, interrogera lundi prochain les deux propriétaires qui ont été placés en état d’arrestation et qui sont passibles de poursuites pour homicide et atteintes aux habitants du bâtiment en question, sur base des articles 564 et 565 du code pénal. L’affaire de l’immeuble de Fassouh a remis, en tout état de cause, sur le tapis le grave problème des immeubles vétustes qui constituent un danger public du fait du laxisme des responsables officiels et des autorités concernées qui...
commentaires (4)

Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi, dans un cas comme celui de l'immeuble de Fassouh ou il s'agit de déterminer les responsabilités, aucun avocat spécialisé en la matière ne se donne la peine d'émettre son opinion a l'intention des lecteurs. Au lieu de débiter des généralités, pourquoi ne pas demander aux experts ce qu'ils en pensent? Ayons des échanges responsables et utiles Bon Dieu afin que les lecteurs puissent se former une opinion claire sur une question aussi importante. D'ailleurs, après ce drame, que comptent faire nos "élus" et nos "dirigeants"? Des commissions ont été formées, nous dit-on. De qui se composent-elles exactement et que sont-elles parvenu à faire a ce jour? Messieurs de la Rédaction, prière nous communiquer la toute "dernière" concernant l'affaire de l'immeuble de Fassouh avant qu'elle ne tombe dans l'oubli.

George Sabat

14 h 38, le 22 janvier 2012

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (4)

  • Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi, dans un cas comme celui de l'immeuble de Fassouh ou il s'agit de déterminer les responsabilités, aucun avocat spécialisé en la matière ne se donne la peine d'émettre son opinion a l'intention des lecteurs. Au lieu de débiter des généralités, pourquoi ne pas demander aux experts ce qu'ils en pensent? Ayons des échanges responsables et utiles Bon Dieu afin que les lecteurs puissent se former une opinion claire sur une question aussi importante. D'ailleurs, après ce drame, que comptent faire nos "élus" et nos "dirigeants"? Des commissions ont été formées, nous dit-on. De qui se composent-elles exactement et que sont-elles parvenu à faire a ce jour? Messieurs de la Rédaction, prière nous communiquer la toute "dernière" concernant l'affaire de l'immeuble de Fassouh avant qu'elle ne tombe dans l'oubli.

    George Sabat

    14 h 38, le 22 janvier 2012

  • et arrêter d être soudoyés et d être payes pour l octroi de licences de constructions illégales,qui ne suivent aucunes normes sauf celles de votre poche personnelle!!

    Marie Claude

    08 h 38, le 22 janvier 2012

  • Exact Mr Sabbagha. Quel que soit le degré de responsabilité des anciens propriétaires, la plus grande part de responsabilité reste celle de l'Etat. Car par la loi sur les loyers, il empêche directement tous les propriétaires d'anciens immeubles d'apporter une quelconque amélioration à leurs propres immeubles. On peut être propriétaire de dix immeubles et mourir de faim ! Comment alors réparer lorsqu'une année de loyer ne paie même pas les taxes municipales ? Que l'Etat ne prenne pas les propriétaires comme boucs émissaires ! L'Etat est le bouc.

    Saleh Issal

    04 h 18, le 21 janvier 2012

  • Allez messieurs les députés l’ heure n ’est plus aux surenchères . Réhabiliter les immeubles n’est as une solution idéale , votez enfin pour cette nouvelle loi pour ces piteux loyers , avant que touts les anciens propriétaires ne soient emprisonnés et les locataires enterrés . Et c’ est là votre responsabilité avant tout Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    01 h 41, le 21 janvier 2012

Retour en haut