Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Troisième jour de ruée sur les stations service en Egypte

Les stations service ont continué à être prises d'assaut mardi en Egypte, pour la troisième journée consécutive. Face à l'afflux d'automobilistes, de nombreuses stations du Caire et de province avaient leurs cuves à sec, et de longues files d'attente continuaient à se former devant celles fournissant encore du carburant.


Mohamed Hossein, un chauffeur de taxi de la capitale, affirmait avoir dû patienter une heure avant de trouver de l'essence. "J'ai fait le tour de dix stations avant d'en trouver une pour remplir mon réservoir", déclarait-il.


Les pouvoirs publics ont à nouveau attribué cette situation à des rumeurs, qui pourraient servir les intérêts de spéculateurs revendant du carburant au marché noir. "Nous assistons à une crise artificielle, due à des rumeurs propagées par certains qui ont intérêt à faire des profits", a déclaré la ministre chargée de la Coopération internationale, Fayza Aboul Naga.


Certains journaux ont quant à eux lié la crise à des trafiquants qui achèteraient à bas prix du pétrole subventionné, pour le revendre ensuite plus cher à l'étranger.


Les responsables gouvernementaux ont nié que l'octroi d'un prêt de 3,2 milliards de dollars, actuellement négocié avec le Fonds monétaire international (FMI), soit conditionné à une baisse des subventions aux carburants. Ces subventions permettent de garder le prix des carburants bas, mais contribuent au déficit budgétaire égyptien, qui ne cesse de se creuser depuis la chute du président Hosni Moubarak début 2011.


Les automobilistes ont commencé dimanche à se précipiter pour faire le plein alors que des rumeurs faisaient état d'une augmentation prochaine des prix.


Le sous-secrétaire au ministère du Pétrole, Mahmoud Nazim, a affirmé lundi que ces rumeurs étaient "infondées", ajoutant que l'Egypte ne faisait face à aucune pénurie.
"La majorité des besoins de l'Egypte en essence sont satisfaits par des raffineries locales. Les importations ne représentent pas plus de 10% et toutes les unités de production d'essence (égyptiennes) travaillent à leur pleine capacité", avait-il précisé.

Les stations service ont continué à être prises d'assaut mardi en Egypte, pour la troisième journée consécutive. Face à l'afflux d'automobilistes, de nombreuses stations du Caire et de province avaient leurs cuves à sec, et de longues files d'attente continuaient à se former devant celles fournissant encore du carburant.
Mohamed Hossein, un chauffeur de taxi de la capitale, affirmait avoir dû patienter une heure avant de trouver de l'essence. "J'ai fait le tour de dix stations avant d'en trouver une pour remplir mon réservoir", déclarait-il.
Les pouvoirs publics ont à nouveau attribué cette situation à des rumeurs, qui pourraient servir les intérêts de spéculateurs revendant du carburant au marché noir. "Nous assistons à une crise artificielle, due à des rumeurs propagées par certains qui ont intérêt à faire des...