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Moyen Orient et Monde - Crise

Riyad ne croit pas à un blocage durable du détroit d’Ormuz

Les Émirats et l’Irak appellent à éviter l’option militaire.
Le ministre saoudien du Pétrole a exclu hier sur CNN un blocage durable du détroit d’Ormuz par l’Iran tout en reconnaissant les effets négatifs de cette menace sur les cours mondiaux du pétrole.
Ali al-Naimi a également souligné que le royaume, qui produit actuellement un peu moins de 10 millions de barils par jour, était prêt à augmenter « presque immédiatement » sa production de brut, évoquant un accroissement de l’ordre de deux millions de barils par jour. « Nous pouvons facilement passer à 11,4 ou 11,8 (millions de barils par jour) presque immédiatement, en l’espace de quelques jours. Tout ce que nous devons faire, c’est ouvrir des valves », a-t-il précisé.
Rappelons que l’Iran a menacé de fermer le détroit d’Ormuz, voie stratégique pour l’approvisionnement en pétrole des économies occidentales et asiatiques, en cas d’embargo sur ses exportations de pétrole. La République islamique a également mis en demeure ses voisins arabes de ne pas accroître leur production de pétrole pour compenser les effets d’éventuelles sanctions pétrolières contre ses exportations.
Prié de dire s’il était inquiet de la rhétorique opposant Téhéran et Washington, le ministre saoudien a par ailleurs répondu : « Je ne crois pas que ces déclarations soient très utiles pour les marchés pétroliers internationaux ou pour les cours du pétrole. C’est vraiment inquiétant. »
L’Union européenne s’achemine vers un embargo sur le pétrole iranien, qui pourrait entrer en vigueur en juillet. Aux États-Unis, les nouvelles sanctions décrétées par Barack Obama et visant les transactions avec la Banque centrale d’Iran ont compliqué les relations commerciales avec Téhéran.
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a appelé de son côté à Varsovie à des sanctions visant la Banque centrale et l’industrie du pétrole et du gaz en Iran afin d’« étouffer » les ambitions nucléaires de ce pays, sans catégoriquement exclure l’option militaire. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a également estimé que les sanctions actuelles des États-Unis et de l’Union européenne contre l’Iran n’étaient pas suffisantes pour obliger Téhéran à arrêter son programme nucléaire.
Signalons finalement que les ministres irakien et émirati des Affaires étrangères ont appelé à Abou Dhabi à éviter l’option militaire dans la crise avec Téhéran, soulignant qu’une fermeture du détroit d’Ormuz affecterait les deux pays pétroliers.

(Source : agences)
Le ministre saoudien du Pétrole a exclu hier sur CNN un blocage durable du détroit d’Ormuz par l’Iran tout en reconnaissant les effets négatifs de cette menace sur les cours mondiaux du pétrole.Ali al-Naimi a également souligné que le royaume, qui produit actuellement un peu moins de 10 millions de barils par jour, était prêt à augmenter « presque immédiatement » sa production de brut, évoquant un accroissement de l’ordre de deux millions de barils par jour. « Nous pouvons facilement passer à 11,4 ou 11,8 (millions de barils par jour) presque immédiatement, en l’espace de quelques jours. Tout ce que nous devons faire, c’est ouvrir des valves », a-t-il précisé.Rappelons que l’Iran a menacé de fermer le détroit d’Ormuz, voie stratégique pour l’approvisionnement en pétrole des économies...
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