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Sport - Tennis - Open D’Australie

Nadal et Federer pour ramener Djokovic à la raison

Rafael Nadal et Roger Federer, exaspérés de s’être laissé damer le pion en 2011 par Novak Djokovic, espèrent que le cours naturel des choses reprendra dès aujourd’hui à Melbourne, où le Serbe est tenant du titre.
Entre 2005, année de l’émergence de l’Espagnol, et 2010, Nadal et Federer se sont partagé 22 des 24 titres du grand chelem en jeu, et n’ont laissé à personne d’autre le soin d’occuper la place de n° 1 mondial. Mais l’an passé, Djokovic est venu tout chambouler.
Auparavant inconstant, le Serbe s’est métamorphosé en Australie, où il avait remporté son unique tournoi du grand chelem jusque-là (en 2008). Il n’a concédé qu’un set pendant la quinzaine, battant Federer en demi-finale et le Britannique Andy Murray en finale.
Ce titre a lancé l’exceptionnelle année de « Djoko », qui a aligné 41 succès consécutifs avant de connaître sa première défaite de la saison, face à Federer en demi-finale de Roland-Garros. Il a fini 2011 avec deux autres titres du grand chelem (Wimbledon et l’US Open), cinq Masters 1000 et la place de n° 1 mondial.
Le Serbe, qui a pris le temps de se reposer après avoir craqué physiquement en fin de saison, est donc le premier favori. Il pourrait devenir le cinquième joueur de l’ère Open, après Rod Laver, Pete Sampras, Federer et Nadal, à remporter trois tournois du grand chelem consécutifs.
Mais conserver son bien, dans un tournoi qui comptera de solides outsiders comme le Français Jo-Wilfried Tsonga et pourrait permettre aux jeunes Australien Bernard Tomic et Canadien Milos Raonic d’exploser, ne sera pas facile. Federer est le dernier à l’avoir réussi (2006-2007).
Pour la première fois depuis 2005 en grand chelem, le sort a placé Federer et Nadal dans la même partie de tableau. Ce qui signifie que Federer et Djokovic, habitués à s’affronter en demi-finale, pourraient cette fois-ci se rencontrer en finale. Cela n’est arrivé qu’une fois, à l’US Open 2007.
Le Suisse est en quête d’un cinquième titre en Australie (2004, 2006, 2007, 2010), le dernier tournoi du grand chelem qu’il ait remporté, en 2010. Il n’en a gagné aucun en 2011, pour la première fois depuis sa première victoire, à Wimbledon en 2003.
Même âgé de 30 ans, le Bâlois a les moyens de le conquérir. Il reste sur 20 succès consécutifs et trois tournois gagnés (Bâle, Paris-Bercy et Masters). Il dit avoir récupéré du mal au dos qui l’a contraint à renoncer la semaine passée avant la demi-finale à Doha.
La forme physique de Nadal est l’inconnue majeure. Une épaule douloureuse l’a empêché de s’entraîner pendant la trêve hivernale et sa défaite en demi-finale à Doha contre le Français Gaël Monfils ne l’a pas vraiment rassuré. Battu six fois en autant de finales par Djokovic en 2011, le Majorquin a décidé d’alourdir de trois grammes sa tête de raquette pour donner plus de vitesse et de profondeur à sa balle. Mais le pari pourrait réclamer du temps avant de fonctionner. Placé dans la partie de tableau de Djokovic, Murray est le dernier des grands prétendants à la victoire. Finaliste en 2010 et 2011, il s’est alloué les services d’Ivan Lendl, pour l’aider à franchir le pas.
Dans le tableau féminin, Caroline Wozniacki, la n° 1 mondiale danoise qui attend toujours de s’adjuger un tournoi du grand chelem, la Tchèque Petra Kvitova, passée de la 34e place mondiale à la 2e en 2011 grâce à ses victoires à Wimbledon, au Masters et en Fed Cup, et la Biélorusse Victoria Azarenka, la n° 3, seront très attendues.
Trois ex-n° 1 mondiales, qui relèvent de blessure mais se disent prêtes, leur contesteront la victoire : la Belge Kim Clijsters, tenante du titre, l’Américaine Serena Williams, cinq fois victorieuse à Melbourne (2003, 2005, 2007, 2009, 2010), où elle n’a plus perdu depuis 2008 puisqu’elle était absente l’an passé, et la Russe Maria Sharapova.
              ©AFP
Entre 2005, année de l’émergence de l’Espagnol, et 2010, Nadal et Federer se sont partagé 22 des 24 titres du grand chelem en jeu, et n’ont laissé à personne d’autre le soin d’occuper la place de n° 1 mondial. Mais l’an passé, Djokovic est venu tout chambouler.Auparavant inconstant, le Serbe s’est métamorphosé en Australie, où il avait remporté son unique tournoi du grand chelem jusque-là (en 2008). Il n’a concédé qu’un set pendant la quinzaine, battant Federer en demi-finale et le Britannique Andy Murray en finale.Ce titre a lancé l’exceptionnelle année de « Djoko », qui a aligné 41 succès consécutifs avant de connaître sa première défaite de la saison, face à Federer en demi-finale de Roland-Garros. Il a fini 2011 avec deux autres titres du grand chelem (Wimbledon et l’US Open), cinq...
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