Le député Ziad Kadri s’exprimant à l’issue de sa visite au chef des FL. Photo Aldo Ayyoub
M. Corbawi a relevé que « la prorogation du mandat du tribunal sur base du protocole signé avec l’ONU est une décision que prendra le Conseil des ministres. Nous allons entendre ce que Ban Ki-moon a à dire à ce propos et je ne me prononcerai pas avant d’avoir examiné la question ».
Pour sa part, le député du mouvement Amal, Ali Khreiss, a salué la visite prévue du responsable onusien « notamment à la lumière de la situation délicate par laquelle passe la région et des incidents sécuritaires dont nous avons témoignés, surtout l’agression qui a visé les forces de la Finul », a-t-il dit.
M. Khreiss, qui a insisté sur la nécessité d’appliquer la résolution 1701, a tenu à préciser que le Hezbollah « n’est pas contre la visite. Il faut faire la distinction entre le fait de ne pas accueillir positivement la visite et le refus de cette visite. Par conséquent, cela ne signifie pas qu’il (le Hezbollah) y est opposé ».
M. Khreiss a précisé que les entretiens avec le responsable onusien porteront principalement sur « les droits du Liban en matière de ressources pétrolières, un sujet vital qui doit être examiné avec sérieux », a-t-il dit.
Commentant la double visite de M. Ban et du responsable de l’application de la 1559, Terjé Roed-Larsen, le parti al-Tawhid de Wia’m Wahhab a mis en garde dans un communiqué contre « le danger de s’engager avec Ban Ki-moon et de faire des promesses que le Liban ne peut tenir ». « Nous nous adressons à certains responsables qui ont une faiblesse à l’égard de MM. Ban et Roed-Larsen en les prévenant que tout engagement qui serait pris contre les intérêts du Liban et contre la Syrie entraînerait des conséquences dangereuses qu’ils ne pourront assumer », a prévenu le texte, sur un ton proche de la menace.
Tel n’est pas l’avis du député du courant du Futur, Ziad el-Kadri, qui à l’issue d’une visite au chef des Forces libanaises Samir Geagea a insisté sur l’importance de la visite attendue du secrétaire général de l’ONU lequel, a-t-il dit, ne manquera pas de rappeler la nécessité pour le gouvernement libanais de respecter les résolutions internationales, notamment la 1559, relative aux armes du Hezbollah, la 1680 portant sur le contrôle des frontières avec la Syrie, la 1757 qui a trait au TSL ou encore la 1701 concernant les frontières au Liban-Sud.
M. Kadri s’est dit désolé de « l’attaque lancée contre la visite par l’un des responsables du Hezbollah qui représente la colonne vertébrale du gouvernement Mikati ». Le député a donc invité le gouvernement « à assumer ses responsabilités et à exprimer une position claire à ce propos, en empêchant le Liban d’entrer en confrontation avec la légalité internationale après que le Hezbollah l’eut placé dans une position de confrontation avec la légalité arabe lorsque le Liban a refusé de s’associer à l’unanimité arabe concernant la situation en Syrie ».
Interrogé sur la possibilité pour le parti chiite de faire obstacle à la visite de M. Ban, le député a assuré que cela est « impossible sur le plan pratique », soulignant qu’il n’écarte pas l’éventualité d’une « obstruction politique ».
M. Kadri a rappelé que le Liban traite de dossiers épineux qui ont besoin de la coopération des Nations unies, que ce soit la question de la 1701, et la situation au Liban-Sud en général, ou le dossier pétrolier ou encore celui du Tribunal spécial pour le Liban.
Pour sa part, le député du courant du Futur, Nidal Tohmé, a relevé l’importance de la portée de cette visite qui, a-t-il dit, « vient consacrer l’ouverture du Liban à la communauté internationale pour compenser les atteintes portées à l’image du pays dans le monde à la suite des tentatives de marginalisation ».
« Cette visite vient rassurer les Libanais en leur rappelant que leurs causes ne sont pas oubliées et que la protection de la révolution du Cèdre est toujours de rigueur, notamment par le biais de la poursuite du travail prioritaire du tribunal. »


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