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Moyen Orient et Monde - Attaque

Un nouveau responsable nucléaire iranien assassiné

Les États-Unis démentent les accusations de Téhéran ; l’UE veut renforcer ses sanctions.

Ahmadi Roshan, un important responsable nucléaire iranien, a été tué hier lors de l’explosion de sa voiture à Téhéran. Cet ancien membre de la milice islamique et directeur adjoint pour les affaires commerciales du site de Natanz (le principal site d’enrichissement d’uranium du pays) a péri dans cette attaque, la quatrième depuis janvier 2010 contre des scientifiques iraniens, dont trois spécialistes nucléaires.
Immédiatement, le vice-président iranien Mohammad Reza Rahimi a accusé les États-Unis et Israël de tenter d’ « empêcher (les) scientifiques de servir leur pays ». Dans la foulée, des médias et responsables iraniens ont reproché à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) d’avoir « transmis » le nom de M. Roshan aux services de renseignements israéliens et américains. La réplique US n’a pas tardé : la secrétaire d’État Hillary Clinton a réfuté toute responsabilité, contre-attaquant plutôt sur la « rhétorique provocatrice tout à fait préoccupante » de l’Iran au sujet d’une potentielle fermeture du détroit d’Ormuz. Enfin, le général israélien Yoav Mordechai a froidement commenté l’événement : « Je ne sais pas qui s’est vengé sur le scientifique iranien, mais je ne verserai certainement pas une seule larme. »
Cet attentat vient jeter de l’huile sur le feu diplomatique qui embrase le dossier iranien, alors que l’Iran a lancé cette semaine une nouvelle usine d’enrichissement à Fordo, entreprise condamnée hier par des ambassadeurs occidentaux auprès des Nations unies. Si Moscou a réaffirmé hier son intention de ne pas sanctionner l’Iran, l’Union européenne continue, elle, d’accentuer ses menaces. Villy Soevndal, le chef de la diplomatie du Danemark qui préside actuellement l’UE, a annoncé que la réunion des ministres des Affaires étrangères du 23 janvier devrait déboucher sur des décisions allant « plus loin à la fois concernant les sanctions pétrolières et contre les structures financières ». Cette réunion aura d’ailleurs pour invité Ahmet Davutoglu, le ministre des AE d’une Turquie qui affirme une nette tendance à jouer, comme de plus en plus souvent, un rôle de médiateur à chaque crise entre l’Iran et l’Occident... Notons que M. Davutoglu rencontrera le président du Parlement iranien Ali Larijani dès aujoud’hui. L’entrevue se déroulera à Ankara, pendant que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad termine sa tournée en Amérique centrale et latine.

Ahmadinejad à Cuba
Après le Vénézuélien Hugo Chavez et le Nicaraguayen Daniel Ortega (qui a prêté serment pour un troisième mandat consécutif en présence de M. Ahmadinejad), Raul Castro est le troisième dirigeant latino-américain à avoir reçu le président iranien cette semaine. Principalement liés par leur hostilité commune à Washington, Cuba et l’Iran ont des positions complémentaires dans les organisations internationales, où Téhéran condamne l’embargo américain contre l’île et La Havane reconnaît le droit iranien à disposer de l’énergie atomique civile. Les deux gouvernements travaillent actuellement au développement de leurs relations commerciales bilatérales. L’ultime étape de M. Ahmadinejad sera l’Équateur aujourd’hui.
Comme pour répondre à la venue du dirigeant iranien sur leur continent, les États-Unis ont axé leurs efforts diplomatiques vers Pékin, où Timothy Geithner a rencontré les dirigeants chinois, à qui il a demandé un soutien pour accentuer la pression sur l’Iran. Cependant, le secrétaire d’État au Trésor américain risque fort de se heurter à un mur : l’Empire du Milieu, qui achète à l’Iran une importante quantité de pétrole (11 % de sa consommation, soit 20 % du brut iranien), a seulement appelé à « coopérer » avec l’AIEA et n’est pas allé jusqu’à annoncer une réduction de ses achats de brut comme le souhaitaient les États-Unis.
(Source : agences)
Ahmadi Roshan, un important responsable nucléaire iranien, a été tué hier lors de l’explosion de sa voiture à Téhéran. Cet ancien membre de la milice islamique et directeur adjoint pour les affaires commerciales du site de Natanz (le principal site d’enrichissement d’uranium du pays) a péri dans cette attaque, la quatrième depuis janvier 2010 contre des scientifiques iraniens, dont trois spécialistes nucléaires. Immédiatement, le vice-président iranien Mohammad Reza Rahimi a accusé les États-Unis et Israël de tenter d’ « empêcher (les) scientifiques de servir leur pays ». Dans la foulée, des médias et responsables iraniens ont reproché à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) d’avoir « transmis » le nom de M. Roshan aux services de renseignements israéliens et américains. La...
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