Mitt Romney saluant ses partisans à Manchester dans le New Hampshire, après sa victoire dans cet État qui le met en position de favori à l’investiture républicaine. Brian Snyder/Reuters
En attendant, l’équipe de M. Romney a immédiatement commencé à faire campagne en Caroline du Sud, un État conservateur du sud-est des États-Unis, qui sera le troisième à désigner son candidat républicain le 21 janvier. Le vote religieux y pèse lourd, tout comme le « Tea Party », mouvance ultraconservatrice du Parti républicain, ce qui n’empêche pas pour l’instant M. Romney, de confession mormone, d’être en tête dans les sondages, avec une marge cependant limitée. S’il réussissait à décrocher la Caroline du Sud après l’Iowa et le New Hampshire, il serait assuré, selon la plupart des experts, de devenir l’adversaire de Barack Obama le 6 novembre. Surtout s’il décrochait aussi la Floride dans la foulée le 31 janvier. Il a ainsi demandé aux électeurs de Caroline du Sud de « rejoindre ceux du New Hampshire », pour chasser de la Maison-Blanche un président Obama qui « n’a plus d’idées, plus d’excuses » et, a-t-il espéré, « plus (beaucoup) de temps ». Le président démocrate est actuellement à quasi-égalité (46,7 %) avec M. Romney (45,2 %) si les deux hommes devaient être opposés en novembre, selon une moyenne des plus récents sondages effectuée par le site realclearpolitics. Et l’écart se resserre.
Modéré mal aimé
Mitt Romney est un homme d’affaires multimillionnaire, qui est considéré comme un modéré chez les républicains et qui a peiné à convaincre la base conservatrice de son parti. Fils d’un ex-gouverneur républicain du Michigan, M. Romney, âgé de 64 ans, s’est lancé en politique sur le tard. Diplômé de Harvard, il a fait fortune à la tête du fonds d’investissement Bain Capital. Il a été gouverneur du Massachusetts de 2002 à 2006, mais il a connu deux échecs majeurs : en 1994, candidat au Sénat, il a été battu par Ted Kennedy, frère de l’ancien président assassiné. En 2008, l’investiture républicaine lui a échappé au profit de John McCain.
Son étiquette de modéré est un handicap dans une campagne républicaine qui a largement penché à droite. Et sa foi mormone passe mal chez les chrétiens évangéliques, qui constituent une importante frange de l’électorat conservateur. Dépeint comme le candidat des puissances de l’argent, M. Romney a aussi été attaqué pour le fait de paraître déconnecté des gens, comme lorsqu’il avait proposé début décembre, en plein débat télévisé, à l’un de ses adversaires, Rick Perry, un pari de 10 000 dollars.
Pour ses adversaires républicains, affaiblis et divisés, M. Romney est désormais l’homme à abattre, et l’affrontement en Caroline du Sud s’annonce impitoyable. Mais aucun ne semble plus en mesure de freiner la machine Romney : ce dernier a obtenu 39 % des voix dans le New Hampshire, loin devant Ron Paul, un républicain atypique de 76 ans (23 %), et le très modéré Jon Huntsman, ancien gouverneur de l’Utah (17 %), qui a décidé de poursuivre en Caroline du Sud mais n’y est pour l’instant crédité que d’intentions de vote confidentielles. « Nous avons gagné un ticket pour la course », s’est réjoui M. Huntsman. « Caroline du Sud, nous voilà ! » a-t-il également lancé.
(Source : agences)


Un non événement, autant faire voter pour un robot, disait Castro.
12 h 47, le 12 janvier 2012