Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

La Maison du cinéma dissoute en Iran

La Maison du cinéma, principal syndicat du 7e art iranien, a été dissoute début janvier sur ordre du ministère de la Culture, malgré les protestations de cinéastes de renom, rapportaient mercredi les médias locaux.


Le ministère de la Culture reproche à la Maison du cinéma d'avoir modifié son statut sans l'accord des autorités, en supprimant une mention soulignant l'engagement du syndicat envers la Constitution iranienne. Les autorités reprochent également la politisation de l'action de la Maison du cinéma, notamment lors de son festival annuel où certains cinéastes expriment des prises de positions critiques à l'égard du pouvoir.


Les responsables de la Maison du Cinéma, qui compte 5.000 membres de tous les métiers du cinéma, ont fait appel devant le tribunal administratif, arguant que le ministère ne pouvait pas dissoudre leur syndicat sans une décision judiciaire.


Depuis une semaine, les médias iraniens se sont emparés de l'affaire. De nombreux cinéastes de renom ont écrit au ministre de la Culture, Mohammad Hosseini, pour lui demander de revenir sur sa décision. La Commission culturelle du Parlement a également décidé de se pencher sur ce dossier et plusieurs députés ont critiqué la décision de M. Hosseini.


Asghar Farhadi, réalisateur du film "Une séparation", qui a reçu de nombreux prix à travers le monde et a de bonnes chances d'être primé fin février aux Oscars, s'est déclaré solidaire de ses collègues. Des réalisateurs proches du gouvernement, notamment Majid Majidi, ont également critiqué en vain la décision du ministère qui campe sur ses position.


Ces dernières années, plusieurs cinéastes célèbres, notamment Jafar Panahi, ont été arrêtés pour avoir pris la défense de l'opposition.
La Maison du Cinéma avait également défendu plusieurs documentaristes arrêtés et accusés d'avoir collaboré avec la chaîne de télévision BBC en persan, avant d'être relâchés.

La Maison du cinéma, principal syndicat du 7e art iranien, a été dissoute début janvier sur ordre du ministère de la Culture, malgré les protestations de cinéastes de renom, rapportaient mercredi les médias locaux.
Le ministère de la Culture reproche à la Maison du cinéma d'avoir modifié son statut sans l'accord des autorités, en supprimant une mention soulignant l'engagement du syndicat envers la Constitution iranienne. Les autorités reprochent également la politisation de l'action de la Maison du cinéma, notamment lors de son festival annuel où certains cinéastes expriment des prises de positions critiques à l'égard du pouvoir.
Les responsables de la Maison du Cinéma, qui compte 5.000 membres de tous les métiers du cinéma, ont fait appel devant le tribunal administratif, arguant que le ministère ne pouvait pas...