Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Nucléaire

L’UE avance l’adoption programmée de sanctions contre l’Iran

Les inquiétudes de l’Occident concernant le site de Fordo ont des « motivations politiques », accuse Téhéran.
L’Union européenne a avancé d’une semaine, au 23 janvier, une réunion des ministres européens des Affaires étrangères, qui doit notamment entériner un nouveau train de sanctions contre l’Iran du fait de ses activités nucléaires. Cette réunion des chefs de la diplomatie des 27 pays de l’UE était initialement prévue le 30 janvier, mais un sommet des dirigeants européens a été convoqué entre-temps le même jour pour évoquer notamment la crise de la zone euro. À leur dernier sommet en décembre, les dirigeants européens avaient chargé leurs ministres des Affaires étrangères d’adopter d’ici à leur prochaine réunion un nouveau train de sanctions visant notamment le secteur de l’énergie iranien. Et, à ce sujet, le chef de la diplomatie française Alain Juppé a affirmé hier que plusieurs pays producteurs de pétrole se tiennent prêts à augmenter leurs exportations, si l’UE confirmait sa volonté d’imposer un embargo sur le brut iranien.
Parallèlement, le ministère russe des Affaires étrangères a fait part de son « inquiétude » après le début en Iran de la production d’uranium enrichi sur le site de Fordo. L’Italie également a fermement condamné l’annonce par l’Iran de l’enrichissement d’uranium dans le nouveau site de Fordo, « source de très profonde inquiétude », et annoncé qu’elle soutiendrait « l’adoption de sanctions dures et efficaces ». Pour sa part, le chef de la diplomatie japonaise Koichiro Gemba s’est déclaré « très inquiet » face à la tension prévalant entre l’Occident et l’Iran, et a appelé à une « solution diplomatique ». En outre, des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique prévoient de se rendre « sous peu » à Téhéran pour y faire part aux autorités de leurs inquiétudes concernant les possibles aspects militaires du programme nucléaire iranien, a annoncé un responsable de l’AIEA. L’agence de l’ONU et le gouvernement iranien « étudient le calendrier d’une possible visite », a dit ce responsable.
L’Iran, lui, a rejeté les critiques occidentales ayant qualifié de provocation l’annonce de l’enrichissement d’uranium dans le site de Fordo. « Toutes les activités nucléaires de l’Iran, notamment l’enrichissement d’uranium à Natanz et Fordo, sont sous la surveillance des inspecteurs de l’AIEA et les caméras de l’agence surveillent 24 heures sur 24 ces activités », a déclaré Ali Asghar Soltanieh, représentant de l’Iran auprès de l’AIEA, cité hier par l’agence ISNA. « Les réactions (des Occidentaux) sont exagérées et ont des motivations politiques », a-t-il ajouté, réaffirmant que ces activités étaient purement pacifiques.
Sur le plan diplomatique, le président vénézuélien Hugo Chavez a reçu lundi son homologue et « frère » Mahmoud Ahmadinejad, au premier jour d’une tournée du président iranien dans quatre pays latino-américains hostiles aux États-Unis. « Il y a la volonté de continuer à travailler ensemble (...) pour freiner la folie impérialiste » qui prétend « contrôler la planète », a déclaré M. Chavez. « Aujourd’hui, le peuple vénézuélien et le peuple iranien sont sur le chemin de la lutte contre l’égoïsme et l’arrogance de l’impérialisme », a renchéri M. Ahmadinejad. À l’issue de la rencontre, M. Chavez a assuré le président iranien de sa « solidarité ».
Enfin, le Pentagone a indiqué qu’un navire de la marine US a secouru hier six Iraniens dans le Golfe dont le navire était en perdition, quelques jours seulement après avoir libéré en mer d’Arabie 13 marins iraniens dont le navire avait été pris en otage par des pirates.

(Source : agences)
L’Union européenne a avancé d’une semaine, au 23 janvier, une réunion des ministres européens des Affaires étrangères, qui doit notamment entériner un nouveau train de sanctions contre l’Iran du fait de ses activités nucléaires. Cette réunion des chefs de la diplomatie des 27 pays de l’UE était initialement prévue le 30 janvier, mais un sommet des dirigeants européens a été convoqué entre-temps le même jour pour évoquer notamment la crise de la zone euro. À leur dernier sommet en décembre, les dirigeants européens avaient chargé leurs ministres des Affaires étrangères d’adopter d’ici à leur prochaine réunion un nouveau train de sanctions visant notamment le secteur de l’énergie iranien. Et, à ce sujet, le chef de la diplomatie française Alain Juppé a affirmé hier que plusieurs pays producteurs...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut