« La classe politique libanaise est à présent en mesure, dans l’exercice de la vie politique au quotidien, de recourir à un terme nouveau et de l’exploiter en fonction de ses intérêts. C’est ainsi que le mot “el-Qaëda” est devenu utilisable au besoin et sur demande, et on le voit proliférer aujourd’hui, après avoir été dépoussiéré par les bonnes œuvres de certaines instances officielles et sécuritaires agissant elles-mêmes sur demande », écrit M. Joumblatt dans son intervention hebdomadaire à l’organe de son parti, al-Anba’.
Ces responsables « n’ont pas hésité à coller l’étiquette de terrorisme à une localité authentiquement libanaise et arabe, Ersal, située au cœur d’une région militante et historiquement déshéritée », ajoute-t-il.
« Leur stupidité ne leur a pas permis de prendre la mesure des positions sensibles qu’ils ont adoptées et de leurs effets négatifs sur la localité et son environnement géographique à l’ombre des données sectaires bien connues au Liban », note-t-il.
« La question d’el-Qaëda, si elle se pose, ne doit pas être traitée par voie de médias et de talk-shows télévisés, elle doit l’être par les canaux officiels concernés », souligne le chef du PSP.
« Pardon pour mon retard »
Au sujet de la crise syrienne, M. Joumblatt écrit : « Le communiqué de la commission ministérielle arabe (publié dimanche) confirme ce que nous disions auparavant, à savoir que le mouvement des peuples ne saurait être ramené en arrière et qu’il ne le sera pas. »
« Nous aspirons à voir le jour où la Ligue arabe représentera les peuples arabes libres après l’achèvement du processus en cours des révolutions arabes. Nous espérons que toutes les aspirations des peuples arabes seront satisfaites en matière d’égalité, de liberté, de démocratie, de pluralisme et de droits de la femme, loin des calculs de certains régimes », ajoute-t-il.
Et de conclure : « Je salue la militante Mountaha el-Atrache et, par son biais, les activistes syriens pour leur combat politique et pacifique en vue d’obtenir leurs droits nationaux légitimes. Je demande pardon pour mon retard à rejoindre le train du changement et je souhaite que cette crise en Syrie s’achève dans les plus brefs délais pour que naisse une Syrie nouvelle, libre, démocratique et pluraliste. »


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Gare,c'est une question de gare...c'est pour çà que WJ n'a pas pris à temps le "train du changement".Il s'était trompé de gare!Le tout ,c'est d'expliquer plus clairement ce qu'il entend par changement.
04 h 05, le 10 janvier 2012