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Moyen Orient et Monde - Égypte

La peine de mort requise contre Moubarak et ses fils

Le procureur réclame la « peine maximale » à l’encontre de l’ancien ministre de l’Intérieur, Habib el-Adli, et six ex-responsables des services de sécurité ; l’audience doit reprendre le 9 janvier.

Hosni Moubarak a une nouvelle fois comparu, hier, allongé sur une civière en raison de son état de santé. Photo AFP

Le parquet a requis hier la peine capitale contre l’ancien président égyptien Hosni Moubarak, âgé de 83 ans, accusé du meurtre de manifestants durant la révolte qui l’a chassé du pouvoir début 2011. Un procureur, Moustafa Khater, a demandé la « peine maximale » pour celui qui régna sans partage sur l’Égypte pendant trois décennies, en rappelant que « la loi prévoit la peine de mort pour le meurtre prémédité ». La peine de mort a également été requise contre l’ancien ministre de l’Intérieur, Habib el-Adli, et six ex-responsables des services de sécurité, jugés en même temps. Le procureur a aussi demandé la « peine maximale » pour les deux fils de M. Moubarak, Alaa et Gamal, jugés avec leur père pour corruption, une inculpation passible de 15 ans de prison. Gamal était autrefois considéré comme le dauphin de son père pour la présidence du plus peuplé des pays arabes avec plus de 82 millions d’habitants. L’audience doit reprendre le 9 janvier. La date du verdict n’est pas encore connue.
M. Moubarak, en détention préventive dans un hôpital militaire de la banlieue du Caire, a une nouvelle fois comparu allongé sur une civière en raison de son état de santé. Il est le premier dirigeant victime de la vague de soulèvements populaires du printemps arabe à comparaître en personne devant la justice. Le raïs déchu est jugé depuis le 3 août par un tribunal installé dans les locaux d’une école de police de la périphérie du Caire, au milieu d’un important dispositif de sécurité. Il est accusé d’avoir donné des instructions d’ouvrir le feu lors de la répression du soulèvement contre son régime début 2011, qui a fait officiellement quelque 850 morts, ou de n’avoir rien fait pour empêcher ces tirs. M. Moubarak a dès le début du procès plaidé non coupable. Son ministre de l’Intérieur, Habib el-Adli, et six de ses proches collaborateurs de l’époque sont jugés pour ces mêmes accusations.
Un autre procureur, Moustafa Souleimane, a insisté sur le fait que M. Moubarak « devait assumer la responsabilité légale et politique de ce qui s’est passé ». « Le président de la République est responsable de la protection du peuple, la question n’est pas seulement de savoir s’il a donné ou non des instructions de tuer les manifestants, mais au-delà de ça de savoir pourquoi il n’est pas intervenu pour arrêter la violence contre ces manifestants », a-t-il déclaré. « M. Moubarak savait parfaitement ce qui se passait, mais il n’a rien fait », a-t-il ajouté. Le procureur a également souligné que le ministre de l’Intérieur de l’époque « ne pouvait pas donner des ordres de tirer sur les manifestants sans avoir obtenu des instructions de M. Moubarak ». Le procureur Souleimane avait estimé mercredi disposer de preuves solides de l’implication de Hosni Moubarak dans le meurtre de manifestants et dénoncé le manque de coopération « délibéré » des nouvelles autorités avec l’accusation. Mardi, il avait décrit M. Moubarak comme « un dirigeant tyrannique » qui a « répandu la corruption » et « ruiné le pays sans rendre de comptes ».
Ce procès ainsi qu’un châtiment exemplaire sont réclamés avec force par les familles des victimes de la répression du début 2011 ainsi que par les mouvements qui ont participé au soulèvement. De nombreux témoignages de policiers à la barre sont toutefois allés dans un sens globalement favorable à M. Moubarak, amenant les parties civiles à protester contre un procès qualifié de « à décharge » et à mettre en cause l’impartialité du président de la cour, le juge Ahmad Rafaat.
Ce développement judiciaire survient alors que l’Égypte est engagée dans la dernière phase des élections de ses premiers députés de l’ère post-Moubarak.
(Source : AFP)
Le parquet a requis hier la peine capitale contre l’ancien président égyptien Hosni Moubarak, âgé de 83 ans, accusé du meurtre de manifestants durant la révolte qui l’a chassé du pouvoir début 2011. Un procureur, Moustafa Khater, a demandé la « peine maximale » pour celui qui régna sans partage sur l’Égypte pendant trois décennies, en rappelant que « la loi prévoit la peine de mort pour le meurtre prémédité ». La peine de mort a également été requise contre l’ancien ministre de l’Intérieur, Habib el-Adli, et six ex-responsables des services de sécurité, jugés en même temps. Le procureur a aussi demandé la « peine maximale » pour les deux fils de M. Moubarak, Alaa et Gamal, jugés avec leur père pour corruption, une inculpation passible de 15 ans de prison. Gamal était autrefois considéré...
commentaires (2)

C'est un minimum pour ce criminel. Il devrait l'être aussi pour avoir éconduit Yasser Arafat, pour avoir fermé avec insolence le passage en Gaza et l'Egypte lors des bombardement inhumain sur cette dernière et dans une moindre raison celle d'avoir un proche allié des Hariri, des Siniora et des Geagea.

Ali Farhat

09 h 13, le 07 janvier 2012

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Commentaires (2)

  • C'est un minimum pour ce criminel. Il devrait l'être aussi pour avoir éconduit Yasser Arafat, pour avoir fermé avec insolence le passage en Gaza et l'Egypte lors des bombardement inhumain sur cette dernière et dans une moindre raison celle d'avoir un proche allié des Hariri, des Siniora et des Geagea.

    Ali Farhat

    09 h 13, le 07 janvier 2012

  • On ne l'accuse "que" d'avoir fait tirer sur sa population? Ce dictateur sanguinaire et corrompu ayant servi de pendant aux politiques sionistes dans la région durant 30 ans mériterait le chatiment suprême et il se trouve qu'en Egypte c'est la peine capitale, c'est pas moi qui l'ai fait voté cette loi , mais elle existe et si elle doit être appliquée,dans ce cas elle est toute indiquée. Et aussi, avoir chauffé aux gaz gratos les sio avec un trou de près d'un millard de dollar, faudra qu'il les crache un jour.

    Jaber Kamel

    05 h 19, le 07 janvier 2012

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