Pour Imad el-Hout, la chute du régime syrien permettra aux différentes parties libanaises de retrouver leur volume normal (comprendre : si le régime syrien tombe, le Hezbollah reviendra à une dimension « normale »). Dans un entretien accordé à la chaîne NTV, Imad el-Hout n’a pas écarté la possibilité « d’une vengeance » au Liban, au cas où l’opposition prendrait le pouvoir en Syrie, même s’il a précisé que cela ne devrait pas avoir lieu et que l’opposition ne montre aucune velléité de ce genre. En tout état de cause, a déclaré M. Hout, « l’expérience nous a appris qu’aucune force ne peut gouverner seule ». Il a aussi affirmé que les réunions entre la Jamaa islamiya (d’obédience Frères musulmans) et le Hezbollah sont régulières et, selon lui, elles sont chaleureuses en dépit des divergences sur de nombreux points.
De son côté, le député Assem Kanso a affirmé que la crise syrienne sera réglée à la fin de février, dans la période qui suivra les élections législatives en Syrie et le congrès général du parti Baas actuellement au pouvoir. Selon M. Kanso, ce congrès sera « très important » et il fournira l’occasion d’un « grand changement au sein du parti, dans le cadre des réformes réalisées par le président Bachar el-Assad ». M. Kanso a ainsi reconnu l’existence « d’un pourrissement au sein du parti qui a réellement besoin d’un grand nettoyage ». Selon lui, une fois la crise réglée, « on pourra découvrir l’ampleur et les détails du complot ayant visé la Syrie, ainsi que le rôle de certaines parties libanaises, dont le courant du Futur, dans l’envoi d’armes et de combattants ».
Enfin, Mohammad Chaker Kawas, cadre du parti Baas au Liban, s’est fait l’écho de la position de M. Kanso en affirmant que « le président Assad vaincra le complot israélo-américain ourdi contre lui et contre la Syrie et les forces de la résistance dans la région ».

