Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Présidentielle Française

Sarkozy, Hollande et Bayrou commencent à se réveiller...

Montée en régime, attaques et ripostes...

De gauche à droite, François Hollande, François Bayrou et Nicolas Sarkozy. Photos Reuters

La campagne présidentielle en France entre dans le vif du sujet avec un François Hollande qui monte en régime tandis que Nicolas Sarkozy, attaqué par la gauche sur son bilan, riposte en s’aventurant sur le terrain social.
Le président sortant, qui attendra le dernier moment pour entrer dans la course, a donné le ton dès ses vœux du 31 décembre en dramatisant les enjeux d’une année 2012 placée sous le signe de la crise et des élections présidentielle et législatives du printemps. Face à la lancinante rengaine des indicateurs économiques négatifs, le chef de l’État veut néanmoins montrer qu’il tient fermement les rênes du pouvoir et qu’il est sensible à la souffrance d’électeurs touchés de plein fouet par la crise.
Ainsi, la TVA sociale esquissée par Nicolas Sarkozy lors de son adresse télévisée du Nouvel An deviendra réalité avant la présidentielle, a assuré la ministre du Budget, Valérie Pécresse, comme pour confirmer que le gouvernement maintenait le cap des réformes sans se soucier des échéances d’avril et mai prochains. De même, le chef de l’État s’affiche déterminé à « agir » pour l’emploi en s’impliquant dans l’avenir de SeaFrance. À la surprise générale, le président de la République a ainsi décidé lundi d’aider les salariés de la compagnie de ferries transmanche, menacés de perdre leur emploi, à monter leur coopérative ouvrière.
Par ailleurs, M. Sarkozy célébrera vendredi le 600e anniversaire de la naissance de Jeanne d’Arc, figure emblématique de l’histoire de France monopolisée ces dernières années par l’extrême droite française. La visite du chef de l’État sur les lieux symboliques de la vie de Jeanne d’Arc dans les Vosges et la Meuse doit de ce fait se dérouler la veille d’une commémoration à Paris du Front national, en présence de Jean-Marie Le Pen et de sa fille Marine, candidate à la présidentielle de 2012. Signalons que le chef de l’État avait déjà exalté la figure de Jeanne d’Arc durant sa campagne présidentielle de 2007...

Hollande « maintenant »
Face au président sortant, François Hollande donne en ce moment un coup d’accélérateur pour sortir d’une séquence difficile marquée par la fin de l’état de grâce né de la primaire socialiste.
L’ancien patron du PS a voulu prendre de la hauteur dans une tribune publiée par le journal Libération. Dans cette lettre intitulée « Le changement, c’est maintenant », l’ancien n° 1 du Parti socialiste dit vouloir tourner la page de cinq ans de présidence Sarkozy qui ont laissé « la France abaissée, affaiblie, abîmée, dégradée ». Comme le chef de l’État dans ses vœux aux Français, François Hollande dramatise l’enjeu de cette année électorale, qui doit être celle du « choix » et du « changement ». « La dépression économique est là, l’angoisse sociale est partout, la confiance nulle part », énumère-t-il, dressant un bilan à charge du président sortant et assurant qu’il est « possible pour la France de maîtriser (son) destin et de retrouver sa confiance en elle ».
À droite, les réactions n’ont pas tardé et l’offensive Hollande est abondamment raillée. « Ce qui m’a surtout frappé dans ce texte long de plusieurs colonnes, c’est l’absence totale de propositions », a attaqué Alain Juppé. Le chef de la diplomatie française a en outre jugé le propos « outrancier et injuste puisqu’il présente la France comme un pays complètement effondré et dont le crédit sur la scène internationale se serait affaibli, ce qui est faux, je peux en apporter le témoignage ».

Bayrou et la « morale publique »
Quant au candidat MoDem à la présidentielle et troisième homme en 2007, François Bayrou a réaffirmé hier ses priorités pour la France : « Production, éducation et retour de la morale publique », lors de ses vœux à la presse, en affichant son optimisme sur les ressources du pays pour sortir de la crise.
« Les mauvais jours finiront. Je sais qu’aussi profonde que soit sa crise aujourd’hui, la France la surmontera », a-t-il ainsi assuré, attaquant au passage ses adversaires de droite et de gauche pour leur responsabilité dans la situation actuelle. Le leader centriste s’est notamment dit « frappé » par la manière dont le président Sarkozy avait, lors de ses vœux, laissé entendre que « cette crise venait de l’extérieur, de la finance, des désordres du monde ». Le candidat centriste a donc estimé que la première priorité du président qui sera élu le 6 mai sera de « redonner le moral à tout le peuple français ». M. Bayrou a aussi rappelé ses propositions pour surmonter la crise : retrouver l’équilibre des finances publiques et arrêter l’hémorragie du commerce extérieur par une politique volontariste de production française.

(Source : agences)
La campagne présidentielle en France entre dans le vif du sujet avec un François Hollande qui monte en régime tandis que Nicolas Sarkozy, attaqué par la gauche sur son bilan, riposte en s’aventurant sur le terrain social.Le président sortant, qui attendra le dernier moment pour entrer dans la course, a donné le ton dès ses vœux du 31 décembre en dramatisant les enjeux d’une année 2012 placée sous le signe de la crise et des élections présidentielle et législatives du printemps. Face à la lancinante rengaine des indicateurs économiques négatifs, le chef de l’État veut néanmoins montrer qu’il tient fermement les rênes du pouvoir et qu’il est sensible à la souffrance d’électeurs touchés de plein fouet par la crise.Ainsi, la TVA sociale esquissée par Nicolas Sarkozy lors de son adresse télévisée du...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut