Cet incident est intervenu dans un contexte marqué par la déclaration du ministre de la Défense, Fayez Ghosn, qui a affirmé que des éléments de l’organisation terroriste el-Qaëda pénètrent en territoire syrien à partir du Liban, notamment dans le secteur de la localité de Ersal, dans la Békaa. Cette déclaration a été vivement critiquée par de nombreux milieux politiques locaux qui ont affirmé que de telles allégations portent un grave préjudice au Liban et constituent une menace à peine voilée visant les habitants des régions limitrophes de la frontière avec la Syrie.
Certains milieux ont également perçu dans la déclaration du ministre de la Défense une volonté de venir en aide au régime syrien en fournissant une explication aux explosions qui se sont produites à Damas. De fait, notre correspondant diplomatique, Khalil Fleyhane, rapporte à ce sujet que dans une note officielle adressée par le gouvernement syrien au secrétariat général de l’ONU concernant les explosions de Damas, la déclaration de Fayez Ghosn a été présentée comme un document officiel afin de confirmer la thèse syrienne sur ces attentats. La note de la Syrie à l’ONU met en relief les propos du ministre libanais de la Défense portant sur l’infiltration d’éléments d’el-Qaëda en Syrie à partir du territoire libanais. Il convient de noter à cet égard que la thèse de Fayez Ghosn a été infirmée par le Premier ministre Nagib Mikati et le ministre de l’Intérieur Marwan Charbel.
Pour en revenir aux incidents à la frontière avec la Syrie, ils ont été examinés sous leurs différents angles lors de la réunion que le président Sleiman a tenue avec l’ambassadeur Ali Abdel Karim Ali. De source officielle, on indique que le chef de l’État et M. Ali se sont accordés sur la nécessité d’une coopération entre les deux pays, et ce sur deux volets : l’enquête, d’abord, visant à élucider les circonstances de la mort des trois Libanais tués mardi dernier par les tirs de l’armée syrienne ; et, ensuite, la mise en application de mesures de sécurité à la frontière afin que ce genre d’incidents ne se reproduise plus et pour mettre fin aux infiltrations.
Les vœux de Sleiman
Signalons sur un tout autre plan qu’à l’occasion de la fête du Nouvel An, le président Sleiman a adressé, dans un communiqué de presse, ses vœux aux Libanais auxquels il a souhaité que « l’année 2012 soit une année de paix et de joie ».
Le président a également souhaité que l’année 2012 soit « l’année du dialogue, de la compréhension et de la stabilité pour le pays malgré la tension qui agite la région ». Dans son message, le président a par ailleurs félicité la mission diplomatique libanaise à l’ONU pour les efforts qu’elle a fournis durant le mandat du Liban au Conseil de sécurité ces deux dernières années.


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M. le Président...ne vous penchez pas trop...vous risquez de vous faire mal...un lumbago est vite arrivé...ce serait dommage juste avant le Nouvel An!Bonne chance pour 2012...vous allez en avoir besoin...A la vôtre!
04 h 46, le 31 décembre 2011