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Moyen Orient et Monde - Violences

Un putsch présumé avorté en Guinée-Bissau

Un mort et trois blessés après des affrontements entre les autorités et des suspects armés.
L’armée de Guinée-Bissau restée loyale au gouvernement s’est lancée hier dans la traque des auteurs de la tentative présumée de coup d’État militaire de la veille, faisant au moins un mort.
Des militaires mutins mais aussi des parlementaires opposés au gouvernement sont donc recherchés dans ce petit pays d’Afrique de l’Ouest miné par l’instabilité politique et le trafic de drogue. Une équipe de militaires, policiers et paramilitaires a d’ailleurs échangé des tirs avec des suspects armés dans la nuit de lundi à mardi dans la périphérie de Bissau. Un de ses membres a été tué sur le coup et trois autres ont été blessés dont un grièvement, selon un officier supérieur. D’autres opérations de recherches ont aussi été marquées par des échanges de tirs pendant près de trois heures dans la nuit, selon des militaires et des témoins. Selon un capitaine, l’armée traque aussi des députés du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC), formation du président Sanha et du Premier ministre Gomes.
Le calme était toutefois revenu dans la matinée à Bissau où militaires et policiers étaient visibles par endroits, mais plus discrets que la veille. De plus, aucun bilan n’a été communiqué sur l’attaque lundi à Bissau du siège de l’état-major et deux unités de l’armée par des mutins et sur sa répression.
Parmi les personnes arrêtées figure le chef de la marine, le contre-amiral José Américo Bubo Na Tchuto, considéré comme « le cerveau de ce soulèvement », selon le porte-parole de l’armée, le commandant Samuel Fernandes.
Ce contre-amiral est une personnalité controversée. Son nom a souvent été cité dans les enquêtes sur le trafic de drogue dans cette ancienne colonie portugaise en proie depuis son indépendance en 1974 à une instabilité chronique, avec des coups d’État – avortés ou réussis – récurrents et des violences où l’armée joue un rôle prépondérant.
En août 2008, José Américo Bubo Na Tchuto avait été accusé d’avoir voulu renverser le régime du président Joao Bernardo Vieira – assassiné en mars 2009 par des militaires – puis blanchi en mai 2010 par la justice militaire. Longtemps réputé proche du général Antonio Indjai, il était engagé depuis quelques mois dans une rivalité avec son supérieur, d’après la presse locale. Certains observateurs voient dans ces derniers événements un règlement de comptes entre les deux officiers par hommes interposés.
(Source : AFP)
L’armée de Guinée-Bissau restée loyale au gouvernement s’est lancée hier dans la traque des auteurs de la tentative présumée de coup d’État militaire de la veille, faisant au moins un mort.Des militaires mutins mais aussi des parlementaires opposés au gouvernement sont donc recherchés dans ce petit pays d’Afrique de l’Ouest miné par l’instabilité politique et le trafic de drogue. Une équipe de militaires, policiers et paramilitaires a d’ailleurs échangé des tirs avec des suspects armés dans la nuit de lundi à mardi dans la périphérie de Bissau. Un de ses membres a été tué sur le coup et trois autres ont été blessés dont un grièvement, selon un officier supérieur. D’autres opérations de recherches ont aussi été marquées par des échanges de tirs pendant près de trois heures dans la nuit,...
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