L’ex-Premier ministre irakien et le patriarche syriaque-catholique s’entretenant sous le regard du patriarche Raï et du cardinal Nasrallah Sfeir. Photo Émile Eid
À l’issue de l’entretien avec le patriarche, Allaoui a déclaré considérer « les chrétiens d’Irak comme une composante essentielle de la société irakienne, ayant beaucoup donné à ce pays dans de nombreux domaines ». « Ce sont les habitants d’origine de l’Irak, a-t-il ajouté. Personnellement, je m’intéresse beaucoup à leur sujet. »
Allaoui s’est dit désolé « des problèmes auxquels les chrétiens d’Irak ont fait face suite à l’état d’instabilité du pays, ce qui a conduit à leur émigration en masse ». « Je travaille à les ramener en Irak, qui ne peut se passer de ses habitants chrétiens », a-t-il poursuivi. Il a assuré qu’il restait en contact avec les personnalités chrétiennes, soulignant que le Kurdistan irakien a ouvert ses portes à de nombreux chrétiens qui s’y sont établis.
Le même sujet des chrétiens d’Irak a été abordé par Mgr Raï avec le patriarche syriaque-catholique Mar Ighnatios Youssef Younane, qui s’est rendu à Bkerké à la tête d’une délégation. Celui-ci a fait référence à « la situation d’insécurité que vivent les chrétiens d’Irak ». Il a cependant salué la visite du patriarche Raï à ce pays, « qui a laissé un impact positif chez les chrétiens et en qui elle a ravivé le sentiment d’espoir ».
Enfin, le patriarche maronite a reçu hier l’ancien député Farid Haïkal el-Khazen. Celui-ci s’est félicité des liens solides entre le chef de l’Église maronite et le chef de l’État. « J’ai salué les efforts du patriarche Raï pour rassembler les leaders maronites autour d’une vision unifiée de la loi électorale qui dissipe les craintes des chrétiens et qui soit un point de départ pour un débat avec les partenaires dans la nation », a-t-il ajouté.


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