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Liban

La proposition du désarmement de Beyrouth saluée par Geagea et Salhab

Une délégation des députés de Beyrouth s’est rendue au palais de Baabda afin de débattre avec le chef de l’État Michel Sleiman de la situation sécuritaire dans la capitale, notamment leur proposition de retrait des armes illégales du Grand Beyrouth, dans un souci de paix civile. La délégation a regroupé les députés Tammam Salam, Atef Majdalani, Sebouh Galbakian, Nadim Gemayel, Michel Pharaon et Mohammad Kabbani. La proposition de désarmement a été chaleureusement accueillie par les milieux du 14 Mars, qui luttent depuis le début contre tout empiètement sur l’autorité de l’État, mais aussi par des figures aounistes. Ainsi, le député membre du bloc du Changement et de la Réforme, Salim Salhab, a insisté sur « l’importance de l’appel des députés de Beyrouth pour le désarmement de la capitale ». Qualifiant cette proposition de « légitime », M. Salhab a espéré qu’elle « s’étende à toutes les régions du pays, d’autant que la situation sécuritaire est peu rassurante dans tous les mohafazats ».
De son côté, le chef des Forces libanaises Samir Geagea a salué l’idée d’une capitale « dépourvue d’armes et d’organisations armées », signalant en même temps que « si cet appel n’est pas susceptible d’exécution, ceci signifiera que nous vivons dans une situation complètement anormale ». Et d’ajouter : « Ce qui est demandé est que tout le Liban soit sans armes. » Il a rappelé enfin que « ce sont les petites mesures, relevant des autorités judiciaires et sécuritaires (comme les enquêtes et les poursuites devant suivre tout heurt armé), qui permettent la mise en œuvre des grandes solutions ». Affirmant que « personne n’a été détenu suite aux incidents du 7 mai (2008), sans compter Aïcha Bakkar, Bourj Abi Haïdar ou encore les récents événements à Zeidaniyé ». Et de conclure : « Tout passe sous prétexte de la formule peuple-armée-résistance, à laquelle d’aucuns s’attachent. »

Samir Frangié et le dialogue
Pour sa part, l’ancien député Samir Frangié a précisé que « le premier motif du slogan Beyrouth sans armes est lié au sentiment qu’ont les gens de vivre dans un État sans loi ». Ce slogan émane également d’un souci « d’améliorer la situation locale au regard des circonstances régionales actuelles ». S’attardant en outre sur la reprise de dialogue proposée récemment par le président de la République Michel Sleiman et le président de la Chambre Nabih Berry, M. Frangié a affirmé que « personne ne refuse le dialogue gratuitement, mais ce que nous voulons, c’est un dialogue dans un but déterminé, qui soit justement celui du désarmement de Beyrouth (...) ».
Néanmoins, le membre du bureau central du courant du Futur, l’ancien député Moustapha Allouche, a mis en garde contre les « nombreuses entraves à la mise en application de la proposition des députés de Beyrouth, d’autant que le Hezbollah considère que les armes font partie de son projet ». Quoi qu’il en soit, « les Libanais et leurs députés doivent œuvrer pour concrétiser le slogan de Beyrouth sans armes », a-t-il conclu.

Pharaon, Gemayel et Tersarkissian
Persévérant dans leur proposition, les députés Michel Pharaon, Nadim Gemayel et Serge Tersarkissian ont publié un communiqué commun, à l’issue de leur entretien avec une délégation de la ligue des moukhtars du Liban. Déplorant ce qu’ils qualifient de « régression sécuritaire », le communiqué a rappelé l’importance « d’éliminer les îlots de non-droit, d’appliquer la loi et de remédier à la présence d’armes hors du giron de l’État ».
Une délégation des députés de Beyrouth s’est rendue au palais de Baabda afin de débattre avec le chef de l’État Michel Sleiman de la situation sécuritaire dans la capitale, notamment leur proposition de retrait des armes illégales du Grand Beyrouth, dans un souci de paix civile. La délégation a regroupé les députés Tammam Salam, Atef Majdalani, Sebouh Galbakian, Nadim Gemayel, Michel Pharaon et Mohammad Kabbani. La proposition de désarmement a été chaleureusement accueillie par les milieux du 14 Mars, qui luttent depuis le début contre tout empiètement sur l’autorité de l’État, mais aussi par des figures aounistes. Ainsi, le député membre du bloc du Changement et de la Réforme, Salim Salhab, a insisté sur « l’importance de l’appel des députés de Beyrouth pour le désarmement de la capitale »....
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