« L’armée de l’air et la défense aérienne ont mené des manoeuvres à balles réelles (...) afin de tester la capacité de combat des forces aériennes et de tester leur préparation en réponse à toute agression qui viserait le sol de la patrie et son espace aérien », a indiqué SANA. SANA/AFP
Notons que la mission d’observateurs sera dirigée par le général Mohammad Ahmad Moustafa al-Dabi, ancien chef du renseignement militaire soudanais et secrétaire d’État à la sécurité, a ajouté M. Ben Helli. La Syrie avait finalement signé lundi avec la Ligue arabe un document autorisant la venue d’observateurs, dans le cadre d’un plan de sortie de crise arabe que Damas avait déjà accepté « sans réserves » sans jamais pour autant le ratifier ni l’appliquer.
De leur côté, les monarchies du Golfe, à la pointe de l’initiative arabe pour la sortie de crise, ont exigé l’arrêt immédiat de la répression avant l’arrivée des observateurs. « Le CCG demande au gouvernement syrien un arrêt immédiat de la machine à tuer, l’arrêt de l’effusion de sang (...) la libération des détenus, comme premier pas pour entamer l’application du protocole » sur l’envoi d’observateurs, a affirmé le groupement régional à l’issue de son sommet à Riyad. Le CCG a en outre appelé Damas à « appliquer toutes les clauses de l’initiative arabe ».
Rappelons que Burhan Ghalioun, le chef du Conseil national syrien (CNS), avait souhaité lundi l’intervention de forces arabes de dissuasion si la répression se poursuivait. L’Assemblée générale de l’ONU avait en outre adopté une résolution condamnant la situation des droits de l’homme en Syrie et les 15 pays du Conseil de sécurité ont entamé des négociations sur un projet de résolution proposé par la Russie, qui condamne les violences « commises par toutes les parties ». Hier, Berlin a appelé Damas à mettre « immédiatement » en œuvre ses promesses d’admettre des observateurs sur son sol, tandis que l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch exigeait « un accès total pour les observateurs », alors que le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Moallem avait expliqué la veille qu’ils pourraient « accéder aux points chauds mais pas aux points militaires sensibles ».
Insoumis v/s armée régulière
Sur le terrain, une centaine de déserteurs ont été tués ou blessés hier par l’armée régulière syrienne, lors d’affrontements dans la province d’Idleb, près de la frontière turque, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Selon cette organisation, « une centaine de déserteurs ont été encerclés puis tués ou blessés entre les villages de Kafroueid et al-Fatira » dans la région de Jabal al-Zaouia, à plus de 330 km au nord de Damas. L’OSDH, basé en Grande-Bretagne, affirme tenir cette information de plusieurs militants sur place. En outre, « des dizaines de civils, dont de nombreux militants, étaient encerclés par l’armée syrienne dans le village de Kafroueid ». L’organisation en a appelé au secrétaire général de la Ligue arabe Nabil el-Arabi pour « intervenir immédiatement afin d’arrêter un éventuel massacre ».
Notons que les affrontements sanglants entre l’armée régulière et les déserteurs se sont multipliés ces dernières semaines, notamment à Idleb, Homs et Deraa, hauts lieux de la contestation contre le régime.
Parallèlement, la répression de la révolte populaire s’est poursuivie, faisant au moins 50 morts parmi les civils. 37 ont ainsi été tués dans la province d’Idleb et 12 autres à Homs. Selon une estimation de l’ONU, la répression a fait depuis la mi-mars plus de 5 000 morts en Syrie.
Manœuvres militaires pour se préparer à « toute agression »
Dans une nouvelle démonstration de force, l’armée syrienne a procédé hier à des manœuvres militaires maritimes et aériennes à tirs réels, les deuxièmes depuis le début du mois, pour tester ses capacités de combat face à « toute agression qui viserait le sol de la patrie », a affirmé l’agence officielle SANA. Le régime entend ainsi mettre en garde contre « toute velléité (occidentale) d’intervenir militairement en Syrie en montrant qu’il est prêt à déclarer une guerre régionale », a indiqué un analyste syrien. « Le régime montre ainsi qu’il est prêt à fuir en avant si d’importantes pressions continuent de s’exercer sur lui », a estimé pour sa part un opposant.
(Sources : agences
et rédaction)


Tiens,encore une palanquée de morts terroristes aujourd'hui...cette génération spontanée de terroristes à tous les coins de rue me laisse à penser que les sbires des SR syriens sont particulièrement inefficaces...comment n'ont ils rien vu venir...mais que je suis bête....ils étaient tous chez nous!le tahoun ou le forn,il faut choisir!
11 h 19, le 21 décembre 2011