Les Blaugrana, qui se trouvent en ce moment au Japon pour disputer la finale du Mondial des clubs contre les Brésiliens de Santos, sont en effet revenus à hauteur du Real Madrid (37 points chacun) après leur victoire à Santiago-Bernabeu dans le clásico (3-1).
Et même si leur entraîneur José Mourinho le dément avec véhémence, les Merengue sont certainement encore sous le choc de ce récent coup de tonnerre.
Mais « The Special One » a très clairement annoncé la couleur. « Je n’échangerais notre situation pour rien au monde. En Liga, une victoire ou un match nul samedi contre Séville nous suffisent pour partir en vacances en étant leaders en solitaires. C’est une position enviable », a dit récemment le coach portugais.
Mourinho pense donc reprendre contre Séville le fil de la série de 15 victoires de rang des Blancs coupé net par la défaite lors du clásico. Mais contre l’actuel 5e du championnat, qui avait résisté vaillamment face au Barça au Camp Nou (0-0), ce ne sera pas chose facile.
Pour l’emporter face aux Andalous, le technicien portugais table sur quelques changements par rapport à l’équipe qui s’est inclinée lors du clásico. Özil, trop indolent et pas assez décisif en ce début de saison, devrait ainsi céder sa place à Kaka, revenu à un bon niveau.
À moins que Mourinho ne revienne à un milieu à trois qu’il affectionne particulièrement et qui avait donné de bons résultats face à Valence (victoire madrilène 3-2). Les Français du Real Benzema et Lassana Diarra, plutôt en forme ces derniers temps, devraient en tout cas être titulaires.
Côté sévillan, l’entraîneur Marcelino Garcia disposera de presque tout son effectif, à l’exception de son milieu Perotti, qui semble très incertain après sa déchirure à la cuisse gauche survenue face à Getafe (victoire des Sévillans 3-0).
Dimanche, Valence et Malaga se livreront quant à eux un match pour les places européennes. Les partenaires d’Adil Rami et de Jérémy Mathieu, qui accueillent les Andalous, doivent absolument redresser la tête après une série de mauvais résultats déclenchée par leur élimination face à Chelsea (défaite 3-0 à domicile) en Ligue des champions.
Ils pourront pour cela compter sur le soutien de leur meneur de jeu Ever Banega, qui a récemment fait son retour en Coupe du roi après une très lourde blessure à un genou survenue fin octobre.
En dépit de ses résultats en dents de scie, Malaga est toutefois un rival à prendre au sérieux. L’actuel 6e du classement semble avoir trouvé un second souffle en pariant sur ses jeunes – le meneur de jeu Isco de 19 ans et l’attaquant Juanmi Jimenez de 18 ans – au détriment de quelques « anciens » comme Van Nistelrooy, en méforme.
Mais Valence (3e) aura d’autant plus la pression face à Malaga qu’un seul petit point le sépare au classement de Levante, qui pourrait donc monter sur le podium au détriment de Valence.
Levante, révélation de ce début de saison, se déplace, lui, dimanche à Grenade, un rival a priori beaucoup plus accessible que Malaga. L’équipe de Juan Ignacio Martinez s’est bien ressaisie après la correction que lui avait infligée le Barça (5-0) et ira en terres andalouses avec tout son effectif à disposition.
©AFP
Le programme
Majorque – Getafe
Sporting Gijon – Espanyol Barcelone
Athletic Bilbao – Saragosse
FC Séville – Real Madrid
Atletico Madrid – Betis Séville
Grenade – Levante
Osasuna Pampelune – Villarreal
Racing Santander – Real Sociedad
Valence – Malaga.

