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Liban - Opposition

Réquisitoire d’Ahdab contre l’absence de leadership à la tête du 14 Mars

Attaché aux principes fondamentaux de la révolution du Cèdre, l’ancien député Misbah Ahdab n’en est pas moins critique à l’égard du 14 Mars.
Ancien député et vice-président du Renouveau démocratique, M. Misbah Ahdab a tenu hier une conférence de presse au cours de laquelle il s’est attardé en particulier sur la politique suivie par le 14 Mars, ainsi que sur la situation à Tripoli.
Après avoir salué la mémoire de Gebran Tuéni (pour la sixième commémoration de son assassinat) et de tous les martyrs de la révolution du Cèdre, il a dressé une sorte de réquisitoire à l’encontre de l’opposition, égratignant au passage, mais sans le nommer, son chef, Saad Hariri, en critiquant l’absence de leadership.
M. Ahdab a rappelé dans ce cadre le dernier rassemblement organisé par le 14 Mars à Tripoli, soulignant que s’il avait répondu favorablement à l’invitation qui lui avait été adressée, c’est dans l’espoir d’en « finir avec la confusion et le silence qui régnaient au sein de ces forces et pour montrer que leur public reste solidaire et attaché à sa cause ». M. Ahdab s’y était cependant fait représenter « pour exprimer son refus au laisser-aller et à la dérive » de l’opposition « ainsi qu’à l’absence de toute coordination avec moi ». « Le meeting a confirmé l’attachement de Tripoli aux principes de la révolution du Cèdre : indépendance, souveraineté, convivialité, modération, rejet de tout extrémisme et édification d’un État de droit », a-t-il dit.
Il s’est quand même interrogé sur la suite qui a été donnée ou à donner à cette initiative : « Quid de la situation, maintenant que le meeting a pris fin ? »
Après avoir salué la décision du Premier ministre Nagib Mikati de verser au Tribunal spécial pour le Liban la contribution du Liban à son budget, il a affirmé avoir « de nouveau constaté un état de confusion et une hésitation dans les rangs du 14 Mars, avec la disparition de slogans forts, une absence au niveau du leadership et une résurgence des apparitions armées, de l’extrémisme et des divisions ».
M. Ahdab, qui a aussi reproché à l’opposition « l’adoption de décisions erronées », a exprimé des craintes que « Tripoli ne serve de nouveau de boîte postale aux forces régionales qui s’entre-tuent ». « Il est primordial, en cette période délicate, de faire acte de présence, d’assumer ses responsabilités sur base de concertations et d’éviter de prendre des décisions unilatérales suivant des mécanismes ambigus et des justifications qui ne convainquent personne, tant que les intérêts étriqués passent avant les intérêts nationaux », a affirmé l’ancien député, qui a mis en garde contre « les tentatives de faire peur aux minorités à cause des bouleversements dans la région ». Il a mis en relief dans ce cadre le rôle que « la majorité politique ou communautaire peut jouer pour faire ressortir par les actes et la parole l’attachement de Tripoli à la diversité, au pluralisme et à la tolérance ».
Estimant que les habitants de cette ville « rejettent la discorde communautaire ou le recours aux armes pour régler les problèmes », M. Ahdab a insisté sur le fait que « si les fonds qui avaient été dépensés pour acheter des armes et financer les campagnes de mobilisation confessionnelle avaient servi à financer des projets de développement, il aurait été possible d’empêcher que des habitants de Tripoli ne fassent acte d’allégeance au Hezbollah, à cause de leurs problèmes socio-économiques, de l’absence d’opportunités de travail et de développement durable ».
Ancien député et vice-président du Renouveau démocratique, M. Misbah Ahdab a tenu hier une conférence de presse au cours de laquelle il s’est attardé en particulier sur la politique suivie par le 14 Mars, ainsi que sur la situation à Tripoli.Après avoir salué la mémoire de Gebran Tuéni (pour la sixième commémoration de son assassinat) et de tous les martyrs de la révolution du Cèdre, il a dressé une sorte de réquisitoire à l’encontre de l’opposition, égratignant au passage, mais sans le nommer, son chef, Saad Hariri, en critiquant l’absence de leadership.M. Ahdab a rappelé dans ce cadre le dernier rassemblement organisé par le 14 Mars à Tripoli, soulignant que s’il avait répondu favorablement à l’invitation qui lui avait été adressée, c’est dans l’espoir d’en « finir avec la confusion et le...
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