Cette visite de deux jours, au cours de laquelle il rencontrera le président Barack Obama, intervient moins de trois semaines avant la fin du retrait des troupes américaines, plus de huit ans après une invasion menée sans l’aval des Nations unies pour renverser Saddam Hussein, exécuté depuis. « C’est la première fois qu’il vient comme dirigeant d’un pays débarrassé des troupes étrangères et qui doit désormais ne compter que sur lui-même », a expliqué le conseiller de M. Maliki, Ali Moussaoui, ajoutant que « nous discuterons de tous les volets de la coopération (...) ».
Signalons qu’outre le président Obama, le Premier ministre irakien rencontrera le vice-président Joe Biden, la secrétaire d’État Hillary Clinton et des membres du Congrès pour parler de sécurité, d’énergie, d’éducation et de justice. « Comme nous mettons un point final à la guerre américaine en Irak, le président rendra hommage aux sacrifices et aux réalisations de ceux qui ont servi en Irak et du peuple irakien, ce qui a permis d’arriver à ce moment annonciateur d’une amitié durable entre les deux pays », a expliqué le porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney.
Rappelons qu’il ne reste en Irak que 6 000 militaires et employés du ministère de la Défense américain dans quatre bases. Ils doivent passer la main avant le 31 décembre à quelque 900 000 membres des forces de sécurité irakiennes, considérées comme à même de faire face aux défis intérieurs mais pas encore de défendre les frontières, l’espace aérien et les eaux territoriales. Les États-Unis laissent cependant sur place 157 militaires et 763 contractuels civils qui formeront les forces irakiennes sous l’égide de l’ambassade américaine.
Notons par ailleurs que l’OTAN a démenti avoir décidé de ne pas étendre sa mission de formation militaire en Irak au-delà de 2011, comme l’a affirmé un responsable irakien, tout en soulignant qu’elle ne pourrait la proroger que si l’immunité juridique de ses membres était également prolongée.
(Source : AFP)

