Le numéro 1 anglais et actuel numéro 4 au classement ATP n’arrive toujours pas à franchir le cap des Federer, Nadal et Djokovic.
Murray n’a jamais aussi bien joué cette saison que lors de sa campagne en Asie. Trois tournois, trois victoires, à Bangkok, Tokyo et Shanghai. Au Japon, il avait dominé Rafael Nadal en finale, alors qu’il restait sur cinq défaites consécutives face au Majorquin (dont trois en grand chelem), sur quatre surfaces différentes (indoor, terre battue, gazon et ciment).
On l’imaginait alors capable de s’imposer chez lui, lors du Masters de Londres. Mais une blessure a ruiné ses chances. Dommage.
La défaite qui fait mal
Incontestablement, celle concédée face à Novak Djokovic en finale de l’Open d’Australie. Ce troisième revers en autant de finales en grand chelem a été plus dur à encaisser que les deux précédents, face à Federer. Balayé par Djokovic (6-4, 6-2, 6-3), Murray dit avoir mis de longues semaines à digérer cet échec. Le Serbe a démarré là une année exceptionnelle. Ce match a conditionné la saison des deux hommes.
Les trois chiffres-clés
Zéro : le nombre de sets gagnés par Murray lors des trois finales de grand chelem qu’il a disputées. Au cours de ces trois défaites, il n’a marqué en moyenne que dix jeux par matches. Un message d’espoir pour lui : Andre Agassi avait également perdu ses trois premières finales majeures avant de remporter huit titres du grand chelem. Ivan Lendl, lui, a attendu sa cinquième finale.
Quatre : s’il n’a toujours pas remporté de tournoi du grand chelem, Murray a atteint le dernier carré de tous les tournois majeurs cette saison. Finaliste à Melbourne, il a ensuite été éliminé en demi-finales à Roland-Garros, Wimbledon et à l’US Open (défaites à chaque fois contre Nadal). Mais il est le seul joueur, avec Novak Djokovic, à avoir été présent en demi-finales dans les quatre principaux tournois du circuit.
Vingt-sept : entre la mi-août et la mi-novembre, soit de sa défaite à Montréal à celle contre Berdych à Bercy, Murray a remporté 27 matches sur 28. Vainqueur à Cincinnati, Bangkok, Tokyo et Shanghai, l’Écossais n’a perdu qu’une seule rencontre. Malheureusement pour lui, c’est celle qui comptait le plus, puisque c’était une demi-finale de grand chelem, à Flushing Meadows, face à Nadal.
Et maintenant ?
En 2012, l’objectif sera exactement le même qu’en 2011 pour Andy Murray : décrocher, enfin, ce titre du grand chelem qui fait encore défaut à son palmarès. C’est sur ce seul critère que l’évolution de sa carrière sera jugée de façon positive ou non. Car pour le reste, Murray a déjà tout ce qu’il faut. Il est là, au top niveau. Mais il doit absolument concrétiser son talent par un sacre majeur. Plus que tennistique, son blocage est psychologique, il l’a admis récemment.
Aujourd’hui, Murray est un grand joueur. Pas encore un grand champion. À lui de franchir le cap l’an prochain.


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