« Les réfugiés ne sont pas une menace à la sécurité »
OLJ /
le 08 décembre 2011 à 00h40
La conférence internationale sur les réfugiés et les apatrides organisée par le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés a ouvert ses travaux hier à Genève, en présence de la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton. Devant les délégués de 145 pays, réunis pendant deux jours à Genève, Mme Clinton a dénoncé le fait qu’au « moins 30 pays dans le monde empêchent les femmes d’acquérir, de conserver ou de transmettre la nationalité à leurs enfants ou à leurs conjoints étrangers ». De son côté, le haut-commissaire de l’ONU aux réfugiés Antonio Guterres a lancé une mise en garde contre l’adoption de politiques restrictives suite au ralentissement économique mondial. « Des personnalités politiques populistes et des éléments irresponsables dans les médias exploitent les sentiments de peur et d’insécurité, et font des étrangers des boucs émissaires, tout en tentant de forcer l’adoption de politiques restrictives, et en encourageant activement des sentiments racistes et xénophobes », a affirmé le haut-commissaire. « Les réfugiés ne sont pas une menace à la sécurité, mais plutôt les premières victimes de l’insécurité », a-t-il souligné. Signalons que fin 2010, la population mondiale de réfugiés, de demandeurs d’asile et de personnes déplacées en raison de conflits se chiffrait à 43,7 millions de personnes. Mme Clinton, qui a mis l’accent sur les 12 millions d’apatrides dans le monde, a en outre indiqué que « souvent en raison de ces lois discriminatoires, les femmes ne peuvent pas faire enregistrer leur mariage, la naissance de leurs enfants ou les décès dans leurs familles ».
La conférence internationale sur les réfugiés et les apatrides organisée par le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés a ouvert ses travaux hier à Genève, en présence de la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton.Devant les délégués de 145 pays, réunis pendant deux jours à Genève, Mme Clinton a dénoncé le fait qu’au « moins 30 pays dans le monde empêchent les femmes d’acquérir, de conserver ou de transmettre la nationalité à leurs enfants ou à leurs conjoints étrangers ». De son côté, le haut-commissaire de l’ONU aux réfugiés Antonio Guterres a lancé une mise en garde contre l’adoption de politiques restrictives suite au ralentissement économique mondial. « Des personnalités politiques populistes et des éléments irresponsables dans les médias exploitent les sentiments de...
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