L’opposition forme un gouvernement d’entente nationale
OLJ /
le 08 décembre 2011 à 00h37
Le Yémen s’est doté hier d’un gouvernement d’entente nationale, dirigé par le chef de l’opposition Mohammad Basindawa et appelé à gérer la transition dans le pays, éprouvé par dix mois de crise. Le cabinet, formé de 34 ministres représentant à parité l’opposition et le Congrès populaire général (CPG) au pouvoir jusqu’ici, sera en poste pour la période intérimaire précédant le départ du président Ali Abdallah Saleh, prévu en février selon un accord de sortie de crise conclu le 23 novembre à Riyad. Selon le décret publié par l’agence officielle SABA, les ministres sortants des Affaires étrangères et de la Défense, respectivement Abou Bakr el-Kourbi et Mohammad Nasser Ahmad, des proches du président Saleh, ont été reconduits dans leurs fonctions. En revanche, le ministère de l’Intérieur a été confié à Abdelqader Qahtane, considéré comme proche du parti de l’opposition islamiste el-Islah. « La formation du gouvernement (...) est un signe positif, qui porte à l’optimisme », a déclaré un porte-parole de l’opposition, soulignant toutefois que l’insécurité, qui persiste malgré l’accord entre régime et opposition, « figurera en tête des préoccupations des nouvelles autorités intérimaires qui œuvreront à rétablir la sécurité et la stabilité dans les provinces » du Yémen. Le nouveau gouvernement devra prêter serment devant le vice-président Abed Rabbo Mansour Hadi, en charge de la période intérimaire, en vertu de l’accord de Riyad. Conformément à cet accord, M. Hadi a également convoqué une élection présidentielle anticipée pour février 2012, à l’expiration de la période de transition. M. Hadi devrait être le seul candidat, et son mandat de deux ans servira notamment à élaborer une Constitution et à préparer des élections présidentielle et législatives pour le Yémen de l’après-Saleh.
Le Yémen s’est doté hier d’un gouvernement d’entente nationale, dirigé par le chef de l’opposition Mohammad Basindawa et appelé à gérer la transition dans le pays, éprouvé par dix mois de crise. Le cabinet, formé de 34 ministres représentant à parité l’opposition et le Congrès populaire général (CPG) au pouvoir jusqu’ici, sera en poste pour la période intérimaire précédant le départ du président Ali Abdallah Saleh, prévu en février selon un accord de sortie de crise conclu le 23 novembre à Riyad.Selon le décret publié par l’agence officielle SABA, les ministres sortants des Affaires étrangères et de la Défense, respectivement Abou Bakr el-Kourbi et Mohammad Nasser Ahmad, des proches du président Saleh, ont été reconduits dans leurs fonctions. En revanche, le ministère de l’Intérieur a...
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