Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Iran-Gb

Téhéran fait volte-face et se confond en excuses

Le régime condamne vertement et sans équivoque le saccage de l’ambassade britannique.
Le régime iranien semble vouloir prendre de très claires distances par rapport à l’attaque de l’ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran par des miliciens islamistes, qui a provoqué une nouvelle crise diplomatique avec les Européens.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, s’est ainsi dit hier « profondément désolé » après l’attaque de l’ambassade, renouvelant des regrets déjà exprimés précédemment. Cette attaque est « illégale » et « contraire à l’intérêt du pays », a aussi affirmé hier un important religieux, l’ayatollah Ahmad Khatami, proche du guide suprême iranien Ali Khamenei. « Avoir un esprit révolutionnaire ne signifie pas que les ambassades qui se trouvent sur le sol de la République islamique aient un sentiment d’insécurité, ce n’est pas dans l’intérêt du pays, et je le dis très clairement je suis hostile à l’attaque des ambassades étrangères et à leur occupation », a-t-il souligné. Samedi, un autre dignitaire religieux influent, le grand ayatollah Nasser Makarem Shirazi, avait également critiqué pour la première fois le saccage mardi de la légation britannique, estimant qu’il n’avait pas eu l’aval du guide et allait coûter cher à l’Iran. Ces condamnations sans équivoque tranchent avec les premières réactions contradictoires du régime face à l’action de miliciens se réclamant du guide suprême iranien.
Après l’attaque, la Grande-Bretagne avait fermé en conséquence son ambassade et évacué tout son personnel d’Iran, et a fermé en représailles l’ambassade d’Iran à Londres.

Un drone abattu
Par ailleurs, l’Iran a dit hier avoir abattu un drone américain RQ-170 « dans l’est du pays », frontalier de l’Afghanistan et du Pakistan. C’est ce qu’ont affirmé les médias iraniens citant des sources militaires non identifiées. La chaîne de télévision en arabe al-Alam, citant l’état-major des forces armées iraniennes, et sans préciser le lieu exact de l’incident, a toutefois affirmé que l’appareil était en bon état.
Le drone abattu serait « peut-être » un drone américain disparu lors d’une mission au-dessus de l’Ouest afghan, a annoncé hier pour sa part la force de l’OTAN en Afghanistan (ISAF).
Les dirigeants militaires iraniens ont affirmé à plusieurs reprises ces dernières années avoir abattu des drones américains au-dessus du Golfe ou dans des régions frontalières. Le général Amir Ali Hajizadeh, commandant des forces aériennes des gardiens de la révolution, avait d’ailleurs annoncé en juin avoir montré à des experts russes deux appareils abattus « dans les eaux internationales et les zones contrôlées par la République islamique », sans donner davantage de précisions. Il a affirmé à cette occasion que l’Iran était parvenu à « copier » ces drones, dont il n’a pas indiqué le modèle. Les États-Unis se sont donc inquiétés à plusieurs reprises de la construction de drones par l’Iran.
(Sources : agences)
Le régime iranien semble vouloir prendre de très claires distances par rapport à l’attaque de l’ambassade de Grande-Bretagne à Téhéran par des miliciens islamistes, qui a provoqué une nouvelle crise diplomatique avec les Européens.Le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, s’est ainsi dit hier « profondément désolé » après l’attaque de l’ambassade, renouvelant des regrets déjà exprimés précédemment. Cette attaque est « illégale » et « contraire à l’intérêt du pays », a aussi affirmé hier un important religieux, l’ayatollah Ahmad Khatami, proche du guide suprême iranien Ali Khamenei. « Avoir un esprit révolutionnaire ne signifie pas que les ambassades qui se trouvent sur le sol de la République islamique aient un sentiment d’insécurité, ce n’est pas dans...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut