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Liban

Le Liban appliquera les sanctions contre la Syrie, martèle Nicolas Nahas

« Le Liban appliquera les sanctions imposées par la Ligue arabe à la Syrie voisine, même s’il n’a pas appuyé ces mesures punitives », a déclaré hier à l’AFP le ministre de l’Économie Nicolas Nahas, réaffirmant des propos qu’il avait prononcés dans ce sens il y a deux jours. « Nous sommes engagés par la mise en application des sanctions de la Ligue arabe », a-t-il ajouté, tout en soulignant l’absence d’échanges commerciaux entre le gouvernement syrien et le Liban. « L’État libanais n’a pas d’échanges commerciaux ou de transactions financières avec le gouvernement syrien ou la Banque centrale », a confié M. Nahas. Il a précisé que la Ligue arabe avait clairement signifié que ces sanctions ne s’appliquaient pas au secteur privé. Mais il a ajouté que les banques libanaises ne traiteraient pas avec la Banque centrale syrienne ou toute personne visée par les sanctions.
Dans ce cadre, le gouverneur de la Banque centrale du Liban (BDL), Riad Salamé, avait affirmé lundi que Damas n’avait pas de fonds déposés à la BDL.
Par ailleurs, le ministre Nahas s’est rendu à Baabda hier, où il a passé en revue avec le chef de l’État Michel Sleiman les détails des sanctions décidées contre la Syrie. M. Sleiman s’est également entretenu avec l’ambassadeur d’Iran Ghodanfar Rokn Abadi, qui a rappelé « la solidarité de l’Iran avec la Syrie face au projet américano-sioniste qui vise à briser l’axe de la résistance ».
De son côté, le ministre des Affaires étrangères Adnane Mansour a reçu l‘ambassadeur de Russie Alexandre Zabekine, avec lequel il a passé en revue la situation régionale. Ce dernier a réitéré son refus « des tentatives de réitérer le scénario libyen en Syrie ». Il a en même temps exprimé l’appui de la Russie à l’initiative de la Ligue arabe qui encourage « l’arrêt de la violence et la reprise d’un dialogue constructif en Syrie ». Il a insisté sur l’importance pour la Syrie de signer le protocole spécial proposé par la Ligue en vue d’envoyer des observateurs arabes sur le terrain.

Le Hezbollah
Le Hezbollah a pour sa part continué à exprimer hier son appui au régime de Damas. Ainsi, le vice-secrétaire général du parti, cheikh Naïm Kassem, a fermement déclaré que « le Liban n’est plus une plate-forme pour la tutelle américaine », rejetant « le complot contre le Liban » qui s’exprime à travers la crise en Syrie. En outre, le responsable des relations internationales au sein du parti, Ammar Moussaoui, a déclaré, à l’issue de son entretien avec l’ambassadeur de Hongrie Laslo Faraday, que « toute sanction prononcée contre la Syrie n’est que la prolongation d’une guerre déclarée contre ce pays pour ses prises de position nationalistes (...) ». De même, le vice-président du comité exécutif du Hezbollah, Nabil Kaouk, a assuré que « les jours qui viennent porteront une double défaite américaine en Irak et en Syrie ». Le responsable du Hezbollah dans la Békaa, Mohammad Yaghi, a lui aussi qualifié les sanctions de la Ligue arabe d’« américaines par excellence », affirmant que « ce complot tombera comme a chuté le complot contre la résistance en juillet 2006 ».
De son côté, le secrétaire général des Mourabitoun, Moustapha Hamdane, recevant une délégation de Fateh al-Intifada, a affirmé que « la Syrie va bien et surmontera tous les complots étrangers ». Signalons, par ailleurs, que les partis nationalistes se sont réunis hier au siège du Parti syrien national social à Rachaya afin de dénoncer les sanctions décidées contre la Syrie et d’appeler à « cesser le suivisme en faveur d’Israël ». Dans un communiqué séparé, le PSNS a estimé que les rapports de la commission des Droits de l’homme de l’ONU « font eux aussi partie de la guerre déclenchée contre la Syrie ».
Parallèlement, le chef de l’État syrien Bachar el-Assad a reçu hier une délégation de l’Union des ulémas du Liban, qui a dénoncé à cette occasion « les projets visant la sécurité et la stabilité de la Syrie, notamment les décisions de la Ligue arabe qui sont attentatoires au citoyen syrien ».
Par ailleurs, le patriarche d’Antioche Ignace Hazim a estimé, à l’issue de son entretien avec le vice-président du Conseil Samir Mokbel, que « la Syrie est habilitée à prendre les positions nécessaires pour se redresser, et nous lui souhaitons d’y réussir ».

Les photos de Walid Moallem
En revanche, pour le 14 Mars, le régime de Damas est en perdition. « Le régime syrien se débat pour vivre, et cet état se reflète sur ses alliés libanais », a affirmé le député Imad Hout. Pour sa part, Moustapha Allouche, membre du bureau politique du courant du Futur, s’est attardé sur « la tentative de falsification flagrante et honteuse lors de la conférence de presse de Walid Moallem », même si pareille tentative « n’est pas étrangère à un régime qui s’est accoutumé à toutes sortes de falsifications ». M. Allouche faisait allusion aux photos exhibées par M. Moallem et qu’il a présentées comme étant celles de « bandes armées qui sévissent en Syrie », alors qu’il s’est avéré que ces photos datent de 2008 et se rapportent à des éléments armés de Tripoli, au Liban-Nord.
Notons enfin que le secrétariat général du 14 Mars a dénoncé le fait que l’armée libanaise continue d’imposer un black-out médiatique autour de Wadi Khaled, ce qui a été confirmé par les reporters d’al-Jazira le 28 novembre à Chadra (Akkar). Les médias sont empêchés d’avoir accès aux familles libanaises dans la région qui aident les déplacés syriens ayant fui la répression subie en territoire syrien. Le secrétariat du 14 Mars a appelé « le commandement de l’armée et les Renseignements à mettre fin immédiatement à ces pratiques, qui conduiront à de graves conséquences si elles se poursuivent ». Signalons que le 14 Mars a également rendu hommage au peuple égyptien après la tenue des élections démocratiques en Égypte et a enfin évoqué le souvenir du président-martyr René Moawad, invitant les Libanais à participer au meeting qui aura lieu à cette occasion le 2 décembre au Palais des Congrès à Dbayé, à 17h30.
« Le Liban appliquera les sanctions imposées par la Ligue arabe à la Syrie voisine, même s’il n’a pas appuyé ces mesures punitives », a déclaré hier à l’AFP le ministre de l’Économie Nicolas Nahas, réaffirmant des propos qu’il avait prononcés dans ce sens il y a deux jours. « Nous sommes engagés par la mise en application des sanctions de la Ligue arabe », a-t-il ajouté, tout en soulignant l’absence d’échanges commerciaux entre le gouvernement syrien et le Liban. « L’État libanais n’a pas d’échanges commerciaux ou de transactions financières avec le gouvernement syrien ou la Banque centrale », a confié M. Nahas. Il a précisé que la Ligue arabe avait clairement signifié que ces sanctions ne s’appliquaient pas au secteur privé. Mais il a ajouté que les banques libanaises ne...
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