L’ancien meilleur buteur de L1 (24 buts en 2008-2009 avec Toulouse), opéré en mai d’une pubalgie, avait terminé une première saison marseillaise sans convaincre, alors que l’OM avait déboursé 18 millions d’euros pour l’engager. Aujourd’hui, il ne voit toujours pas la sortie du tunnel.
Barré par Loïc Rémy et Jordan Ayew, l’international aux 16 sélections pour 4 buts supporte très mal son statut de doublure et l’a fait vivement savoir à Didier Deschamps lors du match de Ligue des champions contre l’Olympiakos.
Il a insulté son entraîneur et a été mis à l’écart pour une semaine, charge à lui de présenter des excuses à Deschamps, devant ses coéquipiers. Chose faite mercredi.
À l’issue de ses entretiens la veille avec Deschamps et le président Vincent Labrune, « l’attaquant a réintégré le groupe marseillais. Mercredi matin, André-Pierre Gignac s’est entraîné normalement avec le reste de l’effectif », a indiqué l’OM sur son site Internet. Mais quelle est la marge de manœuvre de Deschamps, face à un joueur qui en veut à son club de l’avoir empêché, à la dernière minute, de signer un contrat en Angleterre l’été dernier, et au moment où l’OM, privé de Loïc Rémy, blessé à une cheville, ne peut dégarnir son
attaque ?
Le retour de Gignac, lié au club jusqu’en 2014, intervient à deux jours d’un déplacement à Caen pour la 16e journée de Ligue 1, mais surtout à moins d’une semaine d’un déplacement crucial à Dortmund. Marseille, battu à la surprise générale à domicile par l’Olympiakos (0-1), jouera là-bas sa qualification pour les 8es de finale de la Ligue des champions. Même si Deschamps refuse pour le moment de s’exprimer sur le mercato, la question de l’avenir de Gignac ne manquera pas de se poser. Selon la presse, des clubs espagnols, allemands et anglais s’intéresseraient à lui.
L’OM, engagé dans une course-poursuite pour revenir vers le haut du classement en D1, devra cependant aussi tenir compte, à l’ouverture du mercato, du départ de plusieurs de ses Africains à la Coupe d’Afrique des Nations, dont André Ayew et peut-être son frère Jordan.
Si l’OM donne un bon de sortie à l’ancien Toulousain, le club devra compenser son départ, et comme les finances ne sont pas florissantes, il lui faudra jouer serré.

