Le parti Russie unie, qui a une majorité constitutionnelle des deux tiers au Parlement actuel, est en perte de vitesse, crédité de 56 % des intentions de vote en novembre contre 68 % en octobre, selon le dernier sondage de l’institut indépendant Levada. Le PC vient en deuxième position avec 21 % des intentions de vote.
Le PC n’est toutefois pas le seul parti à s’opposer à celui de Poutine. En effet, l’alliance d’un nationalisme hostile au régime et d’un libéralisme détaché de toute déférence envers l’Occident, incarnée par un jeune juriste et sa croisade populaire contre la corruption, Alexeï Navalni, apparaît comme la force montante en Russie à la veille des législatives, sans être représentée sur la scène politique ni aux élections.
Du côté de Poutine et des coulisses du pouvoir, un homme se distingue des autres. En effet, Vladislav Sourkov connaît mieux que quiconque les arcanes du pouvoir russe et ses liaisons dangereuses avec les grands patrons. Sourkov est au cœur du pouvoir russe depuis douze ans ; médias, opposition et experts lui prêtent une influence parfois décrite comme quasi machiavélique sur la scène politique russe. Il est par exemple l’auteur des concepts de « démocratie dirigée », ou « démocratie souveraine », invoqués pour justifier la voie particulière adoptée par le Kremlin dans ce domaine. Il est également largement considéré comme l’architecte du parti de Vladimir Poutine, Russie unie, et du mouvement de jeunesse Nachi, chargé de mobiliser les foules lorsqu’il faut manifester en masse un soutien au pouvoir.
Avec la victoire attendue du parti Russie unie aux législatives de dimanche et celle, prévisible, de M. Poutine qui a prévu de revenir au Kremlin à la présidentielle de mars 2012, il ne devrait guère changer de rôle, selon les experts.
(Source : AFP)

